Les Producteurs de grains réclament une enveloppe conséquente à celle annoncée dans une optique de développement durable
Dans le contexte des consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) souhaitent rappeler leur recommandation globale visant à permettre une durabilité économique et environnementale de l’agriculture.
Ceux-ci réclament donc, pour le budget 2022-2023, une enveloppe conséquente à celle annoncée dans une optique de développement durable.
Ainsi, les PGQ soulignent à grands traits que les agriculteurs québécois évoluent dans un contexte hautement défavorable englobant à la fois les changements climatiques, les problèmes d’accès aux intrants et équipements agricoles, la fragilité des chaînes d’approvisionnement et les tensions géopolitiques, et ce, sans compter le besoin incontournable de maintenir la compétitivité du secteur agricole québécois avec ses nombreux concurrents lourdement subventionnés.
Malgré les engagements du gouvernement pris par le passé de rattraper une partie de cet écart, et que les PGQ ont salué en tant que prémisse de base, ces derniers constatent avec regret que même ces garanties demeurent insuffisantes.
De plus, l’enveloppe confirmée de 14 millions de dollars par année pendant trois ans ne correspond pas aux 70 millions de dollars qui était prévus à l’origine au programme du Plan d’agriculture durable (PAD).
« Après la pandémie, il est temps de parler d’économie. Les exportations, ça crée de la richesse sur notre territoire et ça permet de financer nos soins de santé. Bien que nous accueillions positivement l’annonce du programme de rétribution des pratiques environnementales prévu par le MAPAQ dans le cadre de son Plan d’agriculture durable (PAD), il est impératif que soient mis en place des budgets substantiels sur le long terme en la matière, afin que les agriculteurs du Québec puissent poursuivre convenablement leur développement durable et œuvrer dans un cadre similaire à celui de leurs compétiteurs des États-Unis et de l’Union européenne. C’est de cette manière seulement que les pratiques agroenvironnementales continueront d’évoluer positivement, tout en tenant compte des attentes sociétales », affirme Christian Overbeek, président des PGQ.
Dans l’optique de mettre en place des leviers économiques durables qui profiteront tant aux producteurs de grains qu’à l’ensemble du Québec, autant sur le plan économique que sur les plans agroenvironnemental et sociétal, les PGQ recommandent que le gouvernement investisse dans l’avenir afin que les familles agricoles puissent relever convenablement les défis de la qualité de l’eau, de la diversité, de la santé et de la conservation des sols et de l’empreinte carbone.
Des producteurs indispensables
Les Producteurs de grains du Québec (PGQ) représentent quelque 9 500 productrices et producteurs présents dans toutes les régions du Québec.
Ils produisent et commercialisent des grains de céréales, dont le maïs, le blé, l’orge et l’avoine, ainsi que des oléagineux, tels que le soya et le canola.
En plus de nourrir l’ensemble des autres productions, ces aliments contribuent à une saine alimentation humaine ainsi qu’à l’épanouissement de l’économie québécoise.
Aussi, cultivés sur plus d’un million d’hectares de terre, ils génèrent un chiffre d’affaires annuel de 1,3 milliard de dollars.
Soulignons que la production de grains est le 3e secteur agricole québécois.
Pour finir, la production et la transformation de grains représentent ensemble près de 20 000 emplois au Québec.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Centraide Lanaudière lance sa campagne 2026
Centraide Lanaudière a officiellement lancé sa campagne 2026 ce lundi à Joliette, en présence de plus de 50 partenaires des milieux des affaires, communautaire et institutionnel. Placée sous le signe de la mobilisation collective, la campagne invite la population et les organisations à agir sur les enjeux sociaux présents dans la région. « ...
LIRE LA SUITE
Le stress pourrait causer l'apnée du sommeil, et pas seulement l'inverse
S'il est bien documenté que l'apnée du sommeil puisse être une source de stress, une nouvelle étude québécoise décrit possiblement pour la première fois une association inverse entre les deux problèmes. Les chercheurs ont notamment constaté, lors d'expériences en laboratoire, qu'un isolement social chronique provoque des modifications ...
LIRE LA SUITE
Un faible patrimoine pèse sur la santé des aînés à la retraite
Les gens à la retraite qui ont accumulé peu de patrimoines ont un risque accru d’être en mauvaise santé, conclut une étude de l’Observatoire québécois des inégalités (OQI) publiée mardi. L'étude, qui a été réalisée en 2025 et 2026, s'est basée sur l'analyse de données de Statistique Canada ainsi que des données qualitatives ...
LIRE LA SUITE
