Vaccination
Seconde dose de vaccin plus tôt pour les personnes à très haut risque
Les personnes considérées à très haut risque de complication de la COVID-19, notamment les personnes fortement immunosupprimées ou qui reçoivent des traitements de dialyse rénale, pourront se prévaloir de la seconde dose de vaccin plus tôt que prévu. C’est du moins ce qu’a annoncé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, ce mercredi.
Cette décision, qui fait suite à un avis du Comité sur l'immunisation du Québec (CIQ) de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), permettra aux personnes répondant à certains critères cliniques de recevoir leur deuxième dose 28 jours après la première, au lieu de 16 semaines ou 112 jours après.
Cette recommandation s'appuie sur des données montrant que chez les personnes atteintes de ces maladies ou suivant des traitements particuliers, la réponse immunitaire après la première dose est faible, d'où l'importance pour eux de recevoir la deuxième plus rapidement.
Les personnes immunosupprimées ou dialysées visées par cette nouvelle directive font notamment partie des clientèles suivantes :
- les personnes qui ont des traitements de dialyse pour de l'insuffisance rénale sévère;
- les personnes en traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie pour un cancer;
- certaines personnes ayant reçu une greffe d'organe, dont le cœur, les poumons ou les reins;
- certaines personnes ayant reçu une greffe de cellules souches;
- certaines personnes qui reçoivent de hautes doses de corticostéroïdes ou d'autres traitements immunosuppresseurs de très forte intensité.
Soulignons que les personnes concernées par ce changement n'auront pas à faire les démarches nécessaires pour un rendez-vous. Qu'elles aient reçu ou non leur première dose, elles seront contactées directement par l'établissement de santé et de services sociaux de leur région, dans un cas pour devancer le rendez-vous de la seconde dose, et dans l'autre pour établir la date de l'administration de la première. Si la période de 28 jours est déjà écoulée, un rendez-vous sera attribué le plus tôt possible.
Un mécanisme de validation d'admissibilité sera mis en place afin d'éviter que des personnes qui ne correspondent pas aux critères exigés bénéficient de cet intervalle de vaccination de la seconde dose. Cette stratégie vise à protéger des personnes pour qui il est documenté que la réponse à la première dose est faible.
La semaine des jeunes se poursuit
Rappelons que, depuis ce mardi, les personnes de 25 ans et plus peuvent prendre rendez-vous pour recevoir leur première dose de vaccin contre la COVID-19.
Sur son compte Twitter, le ministre Dubé a laissé entendre que près de 234 000 rendez-vous ont été pris hier et que 73 000 doses ont été administrées. « Aujourd’hui, la prise de rendez-vous ouvre officiellement pour les 25+. C’est le temps de fracasser des records et de joindre vos efforts dans cette bataille. Nous allons gagner ensemble », a indiqué le ministre.
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