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Les pompiers veulent contrer les fausses alertes dans la région

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10 décembre 2015
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Mathieu Ferland
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Par Mathieu Ferland, Journaliste

Les services des incendies de Joliette et de Saint-Charles-Borromée ont annoncé une importante modification du règlement concernant les fausses alarmes dans la région, alors que 89% des alarmes incendies survenues dans la MRC en 2015 se sont avérées non-fondées.

Le nouveau règlement entrera en vigueur le 1er janvier 2016. Selon Robert Groulx, du Comité de sécurité publique, la nouvelle réglementation verra notamment un constat d’infraction être remis après deux avertissement, et non trois comme ce l’était par le passé. Les amendes en cas de récidive peuvent varier entre 150 et 1500$ selon le nombre de récidive. « Nous voulons avant tout sensibiliser les commerces et les résidents et non distribuer des constats d’infraction », souligne M. Groulx. Il ajoute que chaque année, les différents services d’urgence de la MRC enregistre un nombre extrêmement élevé d’appels et qu’un important pourcentage de ceux-ci sont non fondés.

Le directeur du service des incendies de Joliette, Carl Gauthier, explique quant à lui que 89% des appels d’urgence concernant des incendies s’avère être non fondés. « On calcule qu’environ 1% des appels concernent un véritable incendie », précise M. Gauthier. Robert Groulx soutient de son côté que cette problématique nationale a un impact sur l’ensemble des services d’urgences.  Le directeur du poste de la Sûreté du Québec de Joliette, Sylvain Lachapelle, a tenu à préciser que chaque appel concernant une alarme est considéré comme une priorité 1, soit le plus haut niveau. « Cela entraîne des risques pour le personnel en plus des coûts que cela engendre », ajoute M. Lachapelle.

Prévention
Le capitaine Jean-Marc Arpin, du service des incendies de Saint-Charles-Borromée a suggéré plusieurs méthodes afin d’éviter que les fausses alarmes ne se produisent. « Ayez le numéro de téléphone de votre centrale toujours à portée de main ou près du clavier », explique M. Arpin. Ce dernier souligne que les utilisateurs devraient toujours avoir le réflexe de prévenir leur centrale que leur système s’est déclenché sans raison valable. « Dans 60% des fausses alertes, il y avait quelqu’un dans la maison », précise le capitaine Arpin. Il ajoute également que plusieurs systèmes disposent d’une fonction allouant 90 secondes avant le déclenchement de l’alarme, ce qui aide grandement lorsque vient le moment de prévenir la centrale du déclenchement de l’alarme. Il encourage de plus les utilisateurs à procéder à un entretien préventif sur une base régulière.

 

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