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L’adoption du projet de loi 28 fait rager les CPE de Lanaudière

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21 avril 2015
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Mathieu Ferland
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Par Mathieu Ferland, Journaliste

L’adoption hier soir du projet de loi 28 par le gouvernement du Québec fait déjà grincer des dents plusieurs intervenants des centre de la petite enfance. La modulation des tarifs de garde pourrait avoir un impact extrêmement négatif et causer de nombreuses pertes d’emplois.

Selon le projet de loi adopté tard hier soir, les frais de garde varieront de 8 $ à 20$ par jour en fonction du revenu net des familles. Les parents vont continuer de payer le montant de 7,30$, toutefois, l’excédent devra être versé au moment de la prochaine déclaration d’impôt pour l’année 2015. « C’est là que les parents vont avoir une mauvaise surprise », soutient Nathalie Loranger, directrice générale du bureau coordonnateur de Joliette. Mme Loranger croit que les parents pourraient avoir à débourser des sommes de 3000 $ à 4000 $ l’an prochain. Elle ajoute qu’il s’agit-là d’un important recul de la politique familiale, elle précise qu’à la suite de cette décision, plusieurs parents, notamment des femmes, vont choisir de rester à la maison plutôt que de payer autant d’argent pour confier leurs enfants à un CPE. « Il y aura moins de travailleurs sur le marché et par conséquent, moins d’impôts perçus, c’est à n’y rien comprendre », ajoute-t-elle.

Nathalie Loranger affirme également qu’à long terme, des pertes d’emplois seraient envisagées dans le système. Elle explique que pour l’instant, ce sont les postes de cadres qui sont touchés. Les postes d’éducatrices ne sont pas encore touchés en raison du ratio éducatrice/enfants qui doit être maintenu, toutefois cela pourrait être appelé à changer si le nombre d’enfant continue de diminuer. « Nous voyons de plus en plus de parents qui gardent leurs enfants à la maison une ou deux journée de plus par semaine », ajoute la directrice générale. D’autres éducatrices interrogées croient quant à elle que le gouvernement vient de reculer de 25 ans. « On observait de plus en plus le retour aux familles nombreuses, avec trois et même quatre enfants, ils vont faire quoi avec la modulation des frais de garde? », questionne Josée, une éducatrice interrogée par le Journal.

Pour Nathalie Loranger, cette décision est une preuve que le gouvernement ne veut rien savoir d’écouter la population.

 

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