Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le centre d'hébergement d'urgence Lanaudière a besoin d'aide

durée 05h37
12 janvier 2015
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Mathieu Ferland
email
Par Mathieu Ferland, Journaliste

Avec un taux d’occupation de plus de 90 % en moyenne de même qu’un taux de refus de plus en plus élevé lors des périodes de pointe, le Centre d’hébergement d’urgence de Lanaudière annonce qu’il est de plus en plus difficile de remplir son mandat. « Il y a définitivement un problème de place », explique la coordonnatrice, Francine Ouellet. Elle précise que le centre a été contraint, au cours des dernières semaines, de refuser entre deux et quatre personnes par jours. « C’est énorme en proportion de la population locale », souligne Mme Ouellet.

Mis en place à partir du budget de l’organisme, le volet dortoir est de plus en plus sollicité par des sans-abris de plus en plus nombreux. La coordonnatrice du centre d’hébergement explique que depuis de nombreuses années, la Ville de Joliette est un partenaire financier du centre, ce qui n’est pas le cas de Saint-Charles-Borromée ou de Notre-Dame-des-Prairies. « C’est à croire que l’itinérance n’existe pas dans ces secteurs », critique Mme Ouellet.

Pour l’année 2015, les subventions du centre ont été indexées, une situation extrêmement difficile à gérer alors que l’organisme peine à offrir un salaire décent à ses employés qui atteignent un certains échelon, ce qui complique la rétention du personnel. Selon Francine Ouellet et Sylvie Tellier, présidente du conseil d’administration, le centre d’hébergement est en mode questionnement. Disposant de ressources financières limitées et devant la montée du phénomène, l’organisme cherche de nouvelles solutions en ce qui à trait au soutient des bénéficiaires afin d’éviter la récidive.  « Nous avons de bonnes idées, mais nous ne disposons pas du budget pour les réaliser », souligne la coordonnatrice, qui ajoute que la clé du problème se situe au niveau du soutient des bénéficiaires après leur visite. « En ce moment, nous travaillons à être plus créatifs afin de revoir notre façon de faire », ajoute Sylvie Tellier.

Aux yeux de la direction du centre, c’est un double besoin de soutien qui sera nécessaire en 2015 afin d’assurer la pérennité des services offerts aux sans-abris de la région et aux personnes nécessitant un hébergement d’urgence.  « Nous avons besoin de soutien afin d’offrir du soutient », précise Francine Ouellet.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Rapport de l'OIF: le français «à un tournant stratégique de son histoire»

La survie du français dépendra largement des investissements en Afrique et de la capacité des pays de la Francophonie à s'imposer dans l'univers du numérique et de l'intelligence artificielle. Voilà l'une des principales conclusions du rapport «La langue française dans le monde 2023-2026» de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ...

Publié le 12 mars 2026

Les changements climatiques pourraient menacer les bourdons

Différents mécanismes biologiques permettent aux reines bourdons de survivre pendant plusieurs jours au printemps, quand le sol où elles ont passé l'hiver dégèle et se gorge d'eau en raison de la pluie, ont constaté des chercheurs de l'Université d'Ottawa. Les travaux de l'équipe du professeur Charles-Antoine Darveau ont ainsi démontré que les ...

Publié le 11 mars 2026

Consultation: la voix des aînés peu valorisée; l'âgisme fréquent

À peine 15 % des personnes de 55 ans et plus estiment que la société québécoise valorise la voix des aînés. Cette constatation ressort d'une consultation sur l'âgisme et l'indifférence, menée auprès de 2 688 personnes de 55 ans et plus, par Léger et l'organisme les Petits Frères. On y note aussi que seuls 29 % estiment que la société ...