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Dénonciation massive des agression sexuelle: Lanaudière échappe au phénomène

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7 novembre 2014
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Mathieu Ferland
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Par Mathieu Ferland, Journaliste

Les témoignages de victimes d’agressions sexuelles affluent depuis plus d’une semaine sur les médias sociaux. Le phénomène fait suite aux accusations logées contre l’ancien animateur de la CBC, Jian Ghomeshi. Ce dernier a été congédié de son poste d’animateur après que trois personnes aient déposé des accusations d’agression sexuelle contre ce dernier. D’autres victimes se sont ensuite manifestées, portant le total à neuf.
Depuis cet événement, un mot-clic a littéralement déferlé sur le Web, incitant les victimes de ce type d’agression à ne pas rester emmurées dans le silence. Le mot-clic #agressionnondénoncée est devenu l’un des plus populaire sur les médias sociaux, alors qu’un nombre impressionnant de victimes ont fait des sorties publiques afin de dénoncer la situation dont elles avaient été victimes.

Toutefois, le phénomène ne semble pas avoir atteint la région de Lanaudière. Selon le sergent Gino Paré, de la Sûreté du Québec, aucune hausse dans les signalements de ce type d’agression n’a été enregistrée.  Depuis l’année 2008-2009, et uniquement au sein de la MRC Joliette, le nombre d’agressions sexuelles a grandement fluctué, passant de 38 cas, en 2008-09, à 34, pour l’année 2013-14. Le nombre de signalement a cependant atteint les 51 en 2009-10 et 2012-13.  La MRC Montcalm est malheureusement celle où l’on retrouve le plus de ces agressions. Lors de la dernière année, on a recensé 51 cas et une moyenne de 46 agressions sexuelles par an au cours des six dernières années.

On retrouve également de nombreuses similitudes au sein des témoignages des victimes qui ont décidé de briser le silence. Pour un bon nombre d’entres elles, c’était le fait de ne pas vouloir en être réduite à de « simples victimes ».  

Le sergent Paré, de la SQ évoque de son côté les « crimes de l’ombre », soulignant que, si les chiffres peuvent paraître banals ou inquiétants, selon le point de vue des personnes, ils peuvent être encore plus importants, alors que de nombreuses victimes préfèrent ne pas déranger les policiers avec leur situation. « Les victimes doivent savoir qu’il existe plusieurs organismes aptes à leur venir en aide. Tout comme les policiers sont formés pour les écouter et les prendre en charge lors d’une agression. »  Il encourage ces personnes à porter plainte dès qu’elles sont victimes d’une agression.
 
 

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