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Les monuments de bord de route sont interdits, mais tolérés

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16 octobre 2014
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Mathieu Ferland
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Par Mathieu Ferland, Journaliste

Les croix commémoratives plantées au bord des routes sont nombreuses partout dans le monde. Les automobilistes de la région en auront sûrement remarqué plusieurs, notamment aux abords de la 158. Pourtant, leur installation est contraire à la loi en vertu de l;’article 304 du code de la sécurité routière. Ce dernier stipule clairement  que « Nul ne peut installer un signal, une affiche, une indication ou un dispositif sur un chemin public sans l'autorisation de la personne responsable de l'entretien de ce chemin. »
Cette règlementation ne semble pas être appliquée par les différentes instances. Le Journal s’est entretenu avec des employés du ministère des Transports. Ces derniers ont confié que même si la plupart de ces monuments commémoratifs se retrouvent sur des terrains appartenant au MTQ, jamais on ne leur avait demandé d’en disposer. « Tant que ça ne dérange pas les travaux d’entretien ou le déneigement, on n’y touche pas », précise un employé sous le couvert de l’anonymat. Les porte-paroles du ministère n’ont toutefois pas retourné les appels du Journal.
Aucun commentaire officiel également de la part de la Sûreté du Québec. Toutefois, certains policiers ont avoué que cette règlementation n’était que très rarement, sinon jamais appliqué. L’explication la plus souvent évoquée est que les policiers doivent tout d’abord prendre la personne sur le fait. De plus, un agent de la paix de la région a même avoué qu’il n’oserait jamais donner de contravention à une personne venue honorer la mort tragique d’un proche. « Il faudrait être le pire des sans cœur pour faire ça », insiste le policier.
Le Journal s’est également entretenu brièvement avec une personne qui a entretenu un de ces monuments commémoratifs à l’extérieur de la région. Elle explique qu’elle avait logé, au début des années 2000, une demande auprès du MTQ afin de pouvoir planter une croix à l’endroit où sa fille avait rendu l’âme. “Le ministère s’est montré surpris au départ », raconte la dame. Elle ajoute qu’une courte liste de directive lui ont ensuite été acheminée afin que le monument ne pose pas de risques.
Il n'existerait aucun inventaire de ces croix, que ce soit dans Lanaudière ou au Québec. Certaines sont en place depuis plusieurs années. Impossible donc de savoir si le phénomène est en progression ou non.
 

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