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Émoi chez les policiers de la SQ

Le décès tragique d’un policier de la Sûreté du Québec, œuvrant dans un poste d’une MRC du nord de Lanaudière, a semé l’émoi chez ses collègues de travail.
Photo: CourtoisieLe décès tragique d’un policier de la Sûreté du Québec, œuvrant dans un poste d’une MRC du nord de Lanaudière, a semé l’émoi chez ses collègues de travail.
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LANAUDIÈRE - 

Le décès tragique d’un policier de la Sûreté du Québec, œuvrant dans un poste d’une MRC du nord de Lanaudière, a semé l’émoi chez ses collègues de travail.

«Ça créé une onde de choc, car c’est une confrérie qui est tissée serrée. C’est toujours très étonnant et déstabilisant», a avoué au Journal, Pierre Veilleux, président de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec.

Celui-ci ajoute que ses collègues ont été rencontrés par une équipe de psychologues «afin d’enlever et de dissiper le doute, pour accepter le deuil qui débute».

Localement, personne n’a tenu à commenter le dossier du décès de ce policier du poste de Berthier. La nouvelle a été rapidement diffusée sur les médias sociaux, notamment par le groupe de soutien aux policiers du Québec. De très nombreuses personnes ont rendu hommage à l’agent qui revenait tout juste d’une année sabbatique.

Il s’agissait du second suicide à survenir au sein de la communauté policière en moins de deux jours. Un agent de la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais a retourné son arme contre lui, à l’intérieur même du poste de police. Le jeune homme avait été embauché à peine un mois plus tôt.

Chaque année, une moyenne deux policiers commet l’irréparable. «C’est peu sur les 5 700 policiers que nous représentons, mais c’est toujours deux de trop», souligne M. Veilleux.

L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec (APPQ) offre notamment un programme d’aide pour ses employés. «Lorsqu’on constate qu’un policier montre des signes de détresse psychologique, on fait le nécessaire pour l’aider à s’en sortir», a précisé au Journal, Laurent Arel, porte-parole de l’APPQ.

Bien qu’il n’existe pas de données précises sur le nombre de policiers qui profite de ce programme d’aide, l’APPQ estime que plus de la moitié des interventions sont liées à des problèmes familiaux et conjugaux.

Des ressources sont disponibles

D’autres ressources sont disponibles pour les agents de la paix qui traversent une période difficile.

Sur la page Facebook «Soutien aux policiers du Québec», on invite les gens à communiquer avec le Centre de prévention du suicide de Lanaudière ou la Vigile.

Cet organisme, à but non lucratif, est une maison d’accueil pour les premiers répondants, agents de la paix, militaires, professionnels de la santé et juridiques, les membres de leur famille immédiate ou toute autre personne dans le besoin.

«Les policiers, entre 45 et 60 ans, ont une plus grande résilience et résistance au stress puisque la plupart d’entre eux ont grandi dans une famille nucléaire. Beaucoup de policiers plus jeunes sont issus de familles dysfonctionnelles. Leur côté affectif est peut-être plus fragilisé», croit Jacques-Denis Simard, fondateur et président-directeur-général de la Vigile, pour expliquer le suicide chez les jeunes policiers.

De sa fondation en 1999 jusqu’en septembre 2012, la Vigile s’est associée à différentes maisons de thérapies qui traitent des dépendances.

En 2013, la Vigile a répondu à 1200 appels pour des problématiques diverses. Elle a accueilli 93 personnes au cours de la même période.

 

 

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