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Un usage souvent fait sans le consentement des patrons

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13 juin 2014
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Les médias sociaux et la multitude de jeux qui peuvent en découler sont devenus un véritable fléau pour certaines entreprises, alors que le personnel en fait un usage tellement fréquent que la productivité ne peut que s’en ressentir.

Mélissa (nom fictif), 22 ans, a à sa disposition un ordinateur qu’elle utilise pour le travail, mais aussi à des fins personnelles. Elle fait partie du 47% des salariés qui utilisent Facebook au travail, selon la recherche provenant de Nucleus Research datant de juillet 2009 «Facebook : Measuring the cost to business of social notworking».

«J'y vais seulement durant les heures ou le centre n'est pas achalandé et que toutes mes tâches sont terminées. C'est simplement pour passer le temps!», explique-t-elle. Elle souligne y aller environ 1 heure par jour et ce, vers la fermeture du centre de conditionnement physique où elle travaille.

Près de la moitié des usagers qui ont un compte Facebook vont sur la plateforme Web durant leurs heures de travail. Ce fait a permis de constater dans l’étude énoncé précédemment que «l'entreprise moyenne, permettant l'accès à Facebook perd 1,5 % du total de la productivité des employés dans l'organisation».

Mélissa va sur cette plateforme Web sur ses heures de travail sans le consentement de ses patrons et sans que ces derniers soient au courant. «Je ne crois pas que mes patrons le sachent, mais ils doivent certainement se douter que lorsque tout est fait, on utilise les ordinateurs à des fins personnelles», partage-t-elle au Journal. Elle continue de pratiquer cette activité à son emploi, et ce, même si son comportement la gêne. Elle dit aller sur le Web à des fins personnelles seulement quand ses patrons ne sont pas là et elle souhaite que personne ne remarque son agissement.

Des comportements comme celui de Mélissa, il y en a plus d’un et il y en a des plus excessifs. Certaines personnes ont même été renvoyées de leur emploi à cause de leur trop grande utilisation d’internet à des fins personnelles.

Catherine Bourgeault, conseillère en communication du Centre de réadaptation en dépendance Dollard-Cormier de Montréal, affirme que le centre a déjà reçu des personnes dans de telles situations. Elle explique que des jeux comme Candy Crush peuvent être effectivement joué de manière excessive et que ce comportement peut parfois devenir une dépendance. Selon Mme Bourgeault, l’angoisse, l’excitation de jouer, des problèmes dans la vie personnelle et professionnelle, la souffrance et la culpabilité sont tous des signes de dépendance au jeu.

 

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