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Le cauchemar d'un citoyen se poursuit

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8 avril 2014
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Par Mathieu Ferland
SAINT-BARTHÉLEMY - 

La mésaventure de Normand Pelland et de sa conjointe ne semblent pas vouloir prendre fin. Le couple de Saint-Barthélemy, qui a vu le ministère de l’Environnement interrompre la construction de la maison de leurs rêves au bord du fleuve Saint-Laurent, se serait vu refuser toutes nouvelles discussions avec les avocats de la municipalité.

« Ils m’ont carrément fait savoir qu’ils n’étaient pas intéressés à me rencontrer », raconte Normand Pelland. Lui et sa conjointe avait entrepris la construction de leur future résidence au bord du fleuve lorsque le ministère de l’Environnement leur a interdis non seulement de poursuivre les travaux, mais leur a annoncé qu’ils devaient tout remettre en état, car la zone de construction était protégée. Depuis lors, le couple a entrepris une importante bataille juridique contre la municipalité de Saint-Barthélemy afin de se faire rembourser leur investissement de plus de 100 000 $. « Ça fait presque un an qu’il ne s’est rien passé », déplore le citoyen de Saint-Barthélemy.

Rappelons que M. Pelland avait fait l’objet d’un reportage en décembre 2013, dans lequel il expliquait que la municipalité l’avait sollicité au départ en lui affirmant que le terrain en question serait l’emplacement idéal pour la construction de sa future résidence. C’est la raison pour laquelle il a exigé que la municipalité le rembourse. Il affirme avoir une offre au début des procédures, offre qu’il avait rejetée du revers de la main puisqu’elle était très loin de couvrir l’ensemble de ses pertes. « Aujourd’hui, je suis tellement découragé que je me demande si je n’aurais pas dû l’accepter », avoue-t-il.

Dossier épineux

L’actuel maire de Saint-Barthélemy, Jacques Patry, s’est abstenu de commenter le dossier. « C’est actuellement entre les mains de nos avocats, je ne peux donc pas me prononcer publiquement sur le sujet », a déclaré M. Patry. Ce dernier déplore toutefois l’injustice de la situation, alors qu’il s’agit là d’un dossier relevant de l’ancien conseil municipal.

Zone protégée

Alain Rochon, le directeur adjoint du centre de contrôle environnemental du Québec (CCEQ), s’explique mal que le permis de construction ait pu être délivré à Norman Pelland et à sa conjointe. Il précise que le secteur était défini comme une zone protégée dans le schéma d’aménagement. Il souligne notamment que le secteur revêt une importance bioécologique majeure en plus d’un certain degré de danger pour toute construction dans le secteur. « C’est certain que le permis n’aurait jamais dû être délivré », insiste M. Rochon, qui jure que la municipalité savait que la zone ne pouvait accueillir aucune construction. Il ajoute que la zone devra être remise exactement dans son état d’origine, ce qui inclut la démolition de la maison et la remise en état du terrain. « L’important, c’est le résultat, et non qui va le faire », ajoute M. Rochon.

Pour Normand Pelland, cette démarche représenterait une autre somme de 25 000 $

 

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