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Des Atikamekws se disent victimes de discrimination

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2 avril 2014
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Par Caroline Murray-Daignault

Des Atikamekws de la Manawan disent avoir été victimes de discrimination par les blancs. Le Journal de Joliette a recueilli des témoignagnes de victimes qui disent développer une méfiance envers le reste de la population de Lanaudière.

Depuis que des médias ont rapportés que le Château Roberval chargeait 50% de plus aux clients autochtones, des Atikamekws victimes de discrimination ont voulu eux aussi dénoncer des situations semblables. Situés à 185 kilomètres au nord de Joliette, les autochtones de Manawan sont appelés à visiter régulièrement Joliette et les villes avoisinantes et c’est à ce moment que plusieurs autochtones se disent victimes de discrimination. Francis explique que lors d’un tournoi sportif, il a dû louer un véhicule pour déplacer l’équipe. La réservation a été faite au téléphone, auprès d’un concessionnaire de Joliette. Toutefois, lorsqu’il s’est présenté pour récupérer le véhicule au concessionnaire, ils n’ont pas voulu le lui louer. « Ils ne m’ont pas dit clairement que c’était parce que j’étais autochtone, mais ils me l’ont fait comprendre », raconte Francis, visiblement vexé. « Venez vous promener à Manawan et vous allez voir que tout le monde a une histoire comme ça à raconter, ça nous arrive tous au moins une fois », lance Francis.

Tant les blancs que les autochtones doivent y travailler

Ce n’est toutefois pas la seule fois que Francis a été victime de discrimination. « Au début, quand j’allais au restaurant à Saint-Michel-des-Saints, j’ai remarqué qu’on incluait le pourboire sur ma facture, maintenant ils me connaissent et ils ne le font plus », explique Francis, qui reconnaît qu’il y a aussi de l’ignorance du côté des autochtones. Il explique que ce n’est pas dans la culture de tous les autochtones de laisser du pourboire, par exemple. Toutefois, à Manawan, les jeunes apprennent les mœurs des blancs, notamment à l’école, par des professeurs qui prennent le temps de leurs expliquer, assure Francis. « Il faut s’ouvrir, si on ne s’ouvre pas on reste dans l’ignorance, c’est pareil pour les blancs », lance Francis.

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