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Les propriétaires en ont assez des mauvais locataires

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4 mars 2014
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Par Mathieu Ferland
JOLIETTE - 

Des propriétaires de logements du nord de Lanaudière en ont assez des locataires qui abusent selon eux du système. Ils dénoncent la facilité avec laquelle les mauvais payeurs et vandales réussissent toujours à s’en sortir en leur laissant la facture de leur loyer impayé et des dommages faits à leur logement.

«Ce n’est plus une minorité, c’est devenu une vraie plaie », explique Marièle Rondeau, propriétaires de deux immeubles à logement dans le secteur de Joliette. Selon elle, c’est presque 50 % des locataires qui sont, au minimum négligent envers leur lieu de résidence. Elle ajoute que de plus en plus de locataires ne paient pas leurs loyer jusqu’au moment où ils en sont expulsés. Elle cite en exemple un cas très récent qui lui a coûté plus de 5000 $ en loyer impayé et en dommages. Cette propriétaire avoue également avoir peur pour sa santé, alors que des locataires l’ont déjà bousculé et même menacé. « Je dois être accompagnée lorsque je vais me faire payer, ça n’a plus de sens ».

Elle ajoute que les locataires malfaisants sont de plus en plus au fait des limites du système et poussent jusqu’à la limite. « Ils sont très bien informés et savent comment se servir de cette connaissance pour ne jamais payer le moindre sous de loyer », déplore Mme Rondeau, avant d’ajouter que ces locataires disparaissent après avoir quitté les lieux. « Oui il y a des mauvais propriétaires, mais il est temps qu’on parle des mauvais locataires », ajoute la dame.

Un véritable bidonville

Mme Rondeau a convié le Journal à visiter l’un de ces appartements abandonnés par ses précédents locataires. Des amoncellements de boîtes et d’effets personnels traînaient encore dans différentes pièces du logement de Joliette. Des bouteilles d’alcool vides jonchaient le sol et les comptoirs sans parler des nombreux murs endommagés. « On ne parle pas juste de graffitis, mais de murs défoncés », relate Mme Rondeau, qui s’est dite extrêmement découragée de voir de tels gestes.

Des recours

Le porte-parole de la Régie du logement, Denis Miron, explique qu’il y a toujours des recours, tant pour les propriétaires que pour les locataires. « Ces recours sont différents selon le motif du litige », précise M. Miron, qui explique toutefois qu’il est de la responsabilité du propriétaire de retracer et d’identifier le locataire fautif.

 

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