Deux professeurs sont à bout de souffle

Par Louis-Antoine Lemire
Maux de tête, faiblesse et épuisement professionnel, voici le quotidien de deux professeurs d’éducation physique de l’école Simon P. Ottawa, qui sont contraints à donner des cours d’éducation à physique à l’extérieur par temps froid ou dans des salles de classe à cause de l’inaccessibilité du gymnase.
La mauvaise qualité de l’air de l’école affecte les enseignants Florian Dubé et Jean-Hugues Niquay, qui ont des maux de tête continuellement. M. Dubé a même consulté un allergologue qui lui a confirmé qu’il était allergique à la moisissure. « Ça fait des années que je me plains que l’air est contaminé dans le vestiaire », a clamé M. Dubé, qui ajoute que les travaux effectués pour corriger la situation ne sont pas efficients, car la toiture du bâtiment n’est toujours pas réparée, ce qui fait en sorte qu’il y a encore des dégâts d’eau et par conséquent de la moisissure.
Sport
Comme le gymnase est inutilisable, les deux professeurs doivent donner leur cours à l’extérieur avec uniquement quelques ballons de soccer à leur disponibilité, car l’équipement sportif a été mis à la poubelle à cause de la moisissure et il n’a pas été remplacé, a expliqué M. Dubé. Il ajoute qu’une des seules options des professeurs est d’aller marcher dans le bois avec les jeunes. « C’est demandant physiquement quand tu as cinq cours de suite », a dit l’enseignant de 45 ans. Lorsque Dame Nature n’est pas clémente, les enseignants doivent donner un cours d’éducation physique théorique dans un local. « Parfois, il n’y même plus d’endroit pour nous à l’intérieur. Nous ne savons plus quoi faire », a désespérément mentionné M. Niquay.
Les deux professeurs ont travaillé d’arrache-pied depuis cinq ans pour faire augmenter les heures d’activité physique à l’école. Toutefois, les conditions actuelles de l’école empêchent les élèves de bouger. « C’est vraiment frustrant », ont conclu les enseignants qui souhaitent obtenir un meilleur financement de la part du ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien.