Une proposition bien accueillie par les propriétaires lanaudois

Par Louis-Antoine Lemire
La proposition de la Fédération québécoise des massothérapeutes(FQM) de créer un ordre professionnel pour encadrer la pratique plait à la majorité des propriétaires de salons de massothérapie lanaudois.
La propriétaire de la clinique Santé Vous Bien, Josée Ladouceur, croit mordicus que la création d’un ordre éliminerait les gens qui prétendent faire des massages conventionnels, mais qui font des massages érotiques. Cette dernière n’y voit aucun inconvénient à ce que des massothérapeutes soient forcés de retourner sur les bancs d’école pour effectuer une mise à niveau si jamais un ordre professionnel est créé.
La patronne du Salon de massothérapie Isabelle Robillard est du même avis. Cette dernière remarque qu’il y a beaucoup de personnes dans le milieu qui entachent la réputation des salons. Toutefois, contrairement à Mme Ladouceur, elle émet certaines réserves quant à la possibilité de voir des professionnels qui comptent plusieurs années d’expérience, forcés de retourner à l’école.
De son côté, la propriétaire de la clinique de massothérapie l’Espace Temps, Mélanie Légaré, n’est pas convaincue que la création d’un ordre professionnel éliminera tous les charlatans et les proxénètes qui œuvrent dans le milieu de la massothérapie. « Malheureusement, il y aura toujours des gens malhonnêtes, même si un ordre est créé. », pense-t-elle. Selon elle, les gens qui pratiquent illégalement le métier de massothérapeute nuisent à la réputation des autres salons de massothérapie, car la population devient de plus en plus craintive à leur égard. Toutefois, elle se dit ouverte à la création d’un ordre si les règles deviennent plus strictes.
Règlementation
La présidente-directrice générale de la FQM, Sylvie Bédard, mentionne qu’il y a 20 000 massothérapeutes au Québec et 90 écoles de formation. Selon elle, l’absence de règlementation fait en sorte que la protection du public est menacée, car tout le monde peut se proclamer massothérapeute, même s’il n’a pas tous les outils pour exercer cette profession. « La protection des citoyens passe par une formation de qualité », assure Mme Bédard, qui évoque avoir vu une école où les professeurs étaient des étudiants. Elle souhaite que la massothérapie soit enseignée de la bonne façon. Pour ce faire, son organisation a déposé un curriculum de formation au ministère de l’Enseignement supérieur pour qu’il s’occupe de la structuration du programme de formation à l’échelle de la province.