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Un élève laissé au bord du chemin

durée 15h45
27 novembre 2013
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Par Mathieu Ferland
SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS - 

Benjamin Alarie, âgé de 17 ans, s’est retrouvé seul au bord du chemin après que la chauffeuse de l’autobus qu’il devait emprunter lui ait refusé l’accès à son véhicule parce que le jeune étudiant en musique avait en sa possession sa guitare.

« Je ne savais pas quoi faire », explique Benjamin Alarie, quelques heures à peine après l’incident qui l’a laissé sans moyen de transport durant près de trois heures dans un secteur inconnu pour lui.

C’est lors de son deuxième transfert d’autobus, à l’école secondaire l’Érablière de Saint-Félix-de-Valois que la chauffeuse de l’autobus N-31 lui aurait clairement indiqué qu’il ne pouvait pas monter à bord avec sa guitare, et ce, pour des raisons de sécurité. « Elle a été polie, mais très directe », explique Benjamin, pour qui cette règle était complètement absurde.

De plus, le jeune homme n’en était pas à son premier transport avec son instrument de musique, nécessaire pour son programme scolaire. « C’était la première fois que je croisais cette chauffeuse, d’habitude, les autres sont tolérants à mon endroit », ajoute Benjamin. C’est sa grand-mère qui est finalement venue le chercher, trois heures après avoir été laissé sur place.

Aucune explications

« Comment aurait réagi la chauffeuse si mon fils avait eu 10 ans ou si la température avait été de -35? ». Ce sont les questions que pose Martin Alarie, le père de Benjamin. M. Alarie souligne que dès le départ, son fils de 17 ans doit faire près de deux heures d’autobus chaque jour pour fréquenter l’école l’Envol et son programme de musique.

À ses yeux, c’est un geste qui ne s’explique pas et ne peut se justifier d’aucune manière. « Même s’il a 17 ans, il est mineur et est sous la responsabilité de la Commission scolaire et de son transporteur », fulmine le père du jeune homme, qui entend bien porter plainte.

Selon ce qu’a pu apprendre le Journal, une règlementation est bel et bien en vigueur concernant les objets entravant l’allée centrale de l’autobus. Dans le cas de Benjamin Alarie, il s’agirait plutôt des dangers que pourraient représenter la guitare en cas de collision.

Une règle claire selon le transporteur

Le vice-président exécutif du Groupe Gaudreault, souligne que la règle du transport d’instruments de musique est clairement indiquée sur le site web de la Commission scolaire des Samares. En effet, il est stipulé que l’instrument ne peut excéder la taille d’un bagage à main.

Toutefois, Martin Alarie souligne que son fils avait une permission spéciale de l’école pour amener sa guitare à son établissement scolaire. « L’école c’est l’école, nous c’est nous » est la réponse qu’a reçu le père de Benjamin lorsqu’il a invoqué ce fait lors d’un entretien téléphonique avec un représentant du Groupe Gaudreault.

« Ensuite il m’ont raccroché la ligne au nez », ajoute le père du jeune homme, à court de mots. Il ajoute qu’il aurait compris et accepté la situation si son fils n’avait pas eu de permission de son établissement scolaire ou même si Benjamin avait été un élève turbulent lors du transport. « Ça n’a tout simplement pas de sens. »

 

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