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L'établissement est forcé de réduire les heures de classe des élèves

durée 18h04
12 novembre 2013
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Par Louis-Antoine Lemire
MANAWAN - 

Après avoir subi des compressions de l’ordre de 430 000 $ en éducation, une nouvelle tuile est tombée sur l’école Simon P. Ottawa, de la communauté autochtone de Manawan. L’établissement scolaire a été forcé de fermer ses portes aux enfants d’âge préscolaire et primaire pendant 24 jours cet automne, en raison de la mauvaise qualité de l’air du bâtiment.

C’est à la suite des pluies survenues cet été qui ont endommagé le toit, que les travailleurs ont découvert de la moisissure partout dans l’école en plus de quelques champignons. La direction n’a eu d’autre choix que d’interdire l’accès à certains locaux. « Nos jeunes accumulent du retard, car ils viennent seulement trois fois par semaine à l’école », a déploré Daniel Niquay, directeur des services éducatifs au sein du conseil des Attikameks de Manawan. Selon lui, cette situation nuit à la scolarisation des élèves en plus de donner des maux de tête aux professeurs, qui doivent tenter tant bien que mal, d'offrir une éducation de qualité aux élèves. De plus, l’air du gymnase est contaminé, ce qui fait en sorte que les jeunes ne peuvent faire de sport .

Il est conscient que le ministère des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien veut que l’institution scolaire suive à la lettre le programme du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, mais que c’est impossible pour eux dans le contexte actuel. Quant à elle, la députée de Joliette, Francine Raynaut, admet que la situation à l’école Simon P. Ottawa est très inquiétante. Elle a interpelé le ministre des Affaires autochtones et du Nord Canada, Bernard Valcourt à ce sujet à la Chambre des Communes. « Il ne savait même pas ce qui se passait à Manawan. C’est frustrant de savoir qu’un ministre ne sait même pas que des enfants étudient dans des conditions inacceptables », a ragé Mme Raynault.

Support

M. Niquay assure que l’école a besoin de l’appui du ministère pour effectuer les travaux estimés à 250 000 $. Il reconnaît que la visite de l’inspecteur du ministère qui a eu lieu la semaine dernière s’est bien déroulée et il a bon espoir que les travaux soient réalisés d’ici deux semaines.

 

 

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