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Il doit la vie à des inconnus

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4 septembre 2013
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Par Mathieu Ferland
JOLIETTE - 

L’accident qui a fauché la vie de deux personnes le 26 août dernier, à Saint-Félix-de-Valois, aurait pu être encore plus meurtrier si ce n’avait été de l’intervention d’inconnus qui ont porté secours aux deux survivants de cette violente collision.

« L’Être humain est capable de grandes choses, je ne suis pas certain que j’aurai pu faire ce qu’ils ont fait pour nous », raconte Michel Proulx, de son lit d’hôpital. Le conducteur de 52 ans se trouvait au volant de son véhicule lorsqu’ils ont été happés par une autre voiture sur la route 131. L’impact d’une extrême violence a sérieusement blessé Michel Proulx et sa fille, en plus de coûter la vie au conjoint de cette dernière. Ce sont des passants qui ont été les premiers à porter secours aux blessés, toujours prisonniers de la voiture. « J’étais incapable de respirer, j’avais juste envie de dormir, mais ces gens m’ont tenus éveillés jusqu’à l’arrivée des ambulanciers », raconte le conducteur, qui a tout entendu de l’agonie de son gendre, décédé des suites de l’accident. « C’était atroce comme expérience », se souvient l’homme de 52 ans, encore sous le choc.

L’autre fille de Michel Proulx, Mélissa, soutient que sans l’intervention de ces personnes, son père ne serait peut-être pas en vie aujourd’hui. « Nous aimerions tellement les remercier, leur dire à quel point leur geste a été important pour notre famille », explique la jeune femme.

Séquelles et pardon

Michel Proulx risque fort de conserver d’importantes séquelles physiques de l’accident du 26 août. L’homme a subit de très sérieuses blessures à la jambe et au thorax, mais se trouvait hors de danger lors de la visite du Journal à son chevet. Linda Tardif, sa conjointe, souligne que leurs deux filles avaient déjà été impliquées dans un grave accident de la route auparavant, et aucune des deux ne comptent reprendre le volant pour le reste de leurs jours. Quant à l’autre victime et à sa possible responsabilité dans l’accident, Michel Proulx ne veut pas s’avancer. « Même si je disais que je lui en veux, ça ne ramènerait pas mon gendre à la vie et ça ne changerait rien à la peine qu’éprouve ma fille d’avoir perdu son conjoint. »

 

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