Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les locataires seraient défavorisés dans Lanaudière

durée 16h44
20 juin 2013
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Louis-Antoine Lemire

 Le peu de propriétaires d’immeuble à logements à Joliette défavorise les locataires qui ne peuvent défendre leurs revendications à cause de ce quasi-monopole, selon le Front d’action populaire en réaménagement urbain, FRAPRU.

Selon l’organisateur communautaire du FRAPRU, Jean-Claude Laporte, il est très difficile, voire même impossible pour un locataire de défendre ses droits ou de contester une augmentation de loyer lorsque le nombre de propriétaires est très bas. Il soutient qu’un locataire qui n’est pas satisfait de l’état de son logis est contraint de s’autocensurer « Tu ne peux pas vraiment aller voir ailleurs quand tu sais que les deux seuls propriétaires travaillent de connivence », a déploré M. Laporte.

Ce dernier se dit très inquiet de constater que les gens ne peuvent demander de réparations dans leur logis comme ils le feraient habituellement sans cette exclusivité. Un autre élément qui défavorise la région de Lanaudière est l’augmentation du nombre de propriétaires coopératifs. Il juge que cette situation fait en sorte que les rencontres lors des problèmes de logis sont plus informelles, car les propriétaires ne sont pas des résidents de l’immeuble. « Le contact direct avec le propriétaire est moins présent. La majeure partie du temps les locataires doivent s’adresser au concierge qui n’est pas en position de donner son aval pour une réparation », a soutenu M. Laporte

:Poches vides

Selon les chiffres rapportés par M. Laporte, le nombre de causes pour non-paiement de loyer au bureau de la Régie du logement à Joliette a augmenté de 23, 4 % de 2007 à 2012 comparativement à la moyenne québécoise. L’organisateur communautaire est convaincu que la hausse de 23, 7 % du prix médian d’un loyer à Joliette de 2005 à 2012 comparativement à 15, 3 % pour l’ensemble du Québec, n’est pas étranger à ce constat qu’il qualifie d’alarmant. De plus, il mentionne que les revenus des locataires n’ont pas suivi la hausse des logements. « Une personne qui travaille au salaire minimum doit faire 60 heures par semaine pour se payer un logement convenable », a déploré M. Laporte.

Solution

 

Comme il existe un problème de paiements de loyer, M. Laporte préconise d’augmenter le salaire minimum ainsi que les prestations d’assurance sociale et les pensions pour les personnes aînées pour faire en sorte que les gens puissent arriver. Finalement, le FRAPRU croit que le Québec a besoin de 50 000 nouveaux logements sociaux, en cinq ans, dont 1550 pour la région de Lanaudière.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 12 mars 2026

Les changements climatiques pourraient menacer les bourdons

Différents mécanismes biologiques permettent aux reines bourdons de survivre pendant plusieurs jours au printemps, quand le sol où elles ont passé l'hiver dégèle et se gorge d'eau en raison de la pluie, ont constaté des chercheurs de l'Université d'Ottawa. Les travaux de l'équipe du professeur Charles-Antoine Darveau ont ainsi démontré que les ...

Publié le 11 mars 2026

Consultation: la voix des aînés peu valorisée; l'âgisme fréquent

À peine 15 % des personnes de 55 ans et plus estiment que la société québécoise valorise la voix des aînés. Cette constatation ressort d'une consultation sur l'âgisme et l'indifférence, menée auprès de 2 688 personnes de 55 ans et plus, par Léger et l'organisme les Petits Frères. On y note aussi que seuls 29 % estiment que la société ...

Publié le 11 mars 2026

Tempête hivernale : les usagers de la route appelés à la prudence

Dans les dernières heures, plusieurs régions du Québec ont commencé à recevoir des précipitations de neige et de pluie verglaçante qui devraient s'intensifier au cours de la journée, rendant les routes dangereuses pour les usagers de la route. C'est pourquoi le ministère des Transports et de la Mobilité durable recommande aux citoyens de reporter ...