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La mort n'a plus de secret pour lui

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15 mai 2013
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Par Louis-Antoine Lemire
JOLIETTE - 

Côtoyant la mort de près depuis plusieurs années, Louis Lamontagne et son fils Louis-Simon considèrent que leur métier consiste à donner un sens à quelque chose qui n’en a pas en s’assurant que les gens puissent faire leur deuil.

Comme la résidence familiale se trouvait au-dessus du salon funéraire, Louis-Simon a grandi dans ce milieu. Quand il était encore aux couches, ce dernier lavait les corbillards en compagnie de son père. « Parfois, ma femme demandait à Louis-Simon de venir me chercher pour aller souper et j’étais dans le laboratoire avec un défunt », a expliqué le paternel, qui mentionne que son fils n’a jamais de dédain par rapport à cette situation. « Pour moi c’était normal de voir des morts », raconte Louis-Simon. De son côté, M. Lamontagne a été initié dans ce milieu par son beau-père qui lui a demandé un jour d’aller chercher un défunt. « J’aimais ça et j’ai décidé de me diriger dans ce domaine », dit-il

Devoir accompli

Les deux thanatologues se sont donnés comme mission de trouver un élément qui personnalisera la cérémonie. À titre d’exemple, il y a déjà eu des funérailles avec des ski-doos, des camions de pompier et même une corvette de fleur. Selon M. Lamontagne, les conventions dans les funérailles sont moins importantes de nos jours. Il est conscient que ce type de cérémonie est triste, mais d’amener des éléments qui représentent le défunt fait en sorte que c’est rassurant pour les familles. « Notre plus belle récompense c’est lorsqu’un membre de famille endeuillé nous prend dans ses bras et nous dit que nous l’avons aidé à passer au travers de cette épreuve », a décrit Louis-Simon.

Épreuve

Malgré le fait qu’ils œuvrent dans ce milieu depuis belle lurette, le père et le fils avouent que leur tâche n’est pas toujours facile. « Quand je vois des gens de mon âge dans le cercueil, je me dis que ça pourrait être moi ou un des mes amis », a souligné Louis-Simon. Il ajoute que certaines cérémonies sont particulièrement difficiles émotionnellement. « Parfois, on sort de l’église et on pousse un soupir en se disant qu’il était temps qu’elle finisse celle-là », a-t-il exprimé. Cependant, les deux hommes ne peuvent montrer leur signe de faiblesse, car selon eux, ce sont eux qui guident les gens dans le deuil et si le public les voit craquer, ils ne seront plus considérés comme les accompagnateurs qui sont en quelque sorte la colonne sur laquelle les gens peuvent se reposer.

 

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