Nous joindre
Publicité

Une victime de la drogue du viol se confie

Une victime de la drogue du viol se confie

Les drogues du viol seraient en cause dans près de 15% des agressions sexuelles répertoriées au Québec. La victime de l’une de ces agressions s’est confiée au Journal de Joliette afin de sensibiliser la population à un phénomène de plus en plus répandu.

« Le seul souvenir que j’ai de cette soirée-là, c’est son visage près du mien », raconte la victime, âgée de 18 ans au moment de l’agression. La jeune femme, qui tient à conserver l’anonymat, en était à sa seconde rencontre avec son présumé agresseur. Elle explique qu’elle a laissé son verre sans surveillance le temps d’aller aux toilettes, le reste de la soirée n’est qu’un vide duquel elle ne retient que de très rares images. « Je n’avais pris que deux verres, et je me souviens d’avoir foncé dans le mur chez moi en marchant. » Les symptômes les plus violents ont fait surface quelques heures plus tard, alors qu’elle a été prise de sévères vomissements. Elle constate également un saignement inhabituel au niveau de ses organes génitaux. « Je ne comprenais pas ce qui s’était passé, je ne pouvais pas concevoir que j’avais pu poser ce genre de geste, ce n’est pas mon genre. » Le présumé agresseur ne lui donnera plus aucun signe de vie par la suite.

Ne pas s’emmurer dans le silence

Jamais la victime ne pense qu’elle a pu être victime de la drogue du viol. C’est en visionnant une série télévisée quelques mois plus tard qu’elle fait la corrélation entre ce qu’elle a vécu et ce qu’elle voit. « Si je n’avais pas vu ces effets à la télévision, jamais je ne m’en serais douté. » Elle poursuit en disant que peut-être, si elle en avait parlé à son entourage, elle aurait reconnu les symptômes plus rapidement. « Le pire dans tout cela, c’est de savoir que je ne suis sûrement pas sa seule victime. »

Depuis l’incident, elle avoue ne plus être capable de consommer d’alcool, et lors de ses sorties, elle n’accorde plus sa confiance.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS