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Le manque d’élèves pénalise Manawan selon le ministère

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4 décembre 2012
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Par Louis-Antoine Lemire
JOLIETTE - 

La diminution du nombre d’élèves dans les écoles de Manawan comparativement à la hausse du nombre d’étudiants dans les autres communautés autochtones serait la raison pour laquelle la confrérie de Manawan a reçu moins d’argent que leurs confrères cette année, selon le ministère des Affaires autochtones.

«Considérant que le nombre d’élèves a augmenté de façon significative dans d’autres communautés, l’organisation régionale des Premières Nations, qui gère le budget des programmes de réussite scolaire, a réduit la part de Manawan et a augmenté celles où le nombre d’élèves a bondi», a expliqué M. Giroux, directeur régional du service de financement aux Affaires autochtones et Développement du Nord Canada.

Il mentionne que dans le cadre du programme de réussite scolaire financé par le ministère des Affaires autochtones, une communauté doit respecter certains critères. « Il faut que les étudiants vivent sur la réserve et la communauté doit être capable de démontrer l’admissibilité de chacun de ces étudiants ». Une assurance que ne pouvait donner la communauté de Manawan selon lui

Fausse route

Le chef de Manawan Paul Émile Ottawa juge que l’argument des Affaires indiennes ne tient pas du tout la route. « Nous constatons que dans d’autres communautés ils ont moins d’élèves dans leurs écoles et leur financement est supérieur au nôtre. » En ce qui concerne les élèves qui ne résident pas sur la réserve, M. Ottawa souligne que le problème qui est hors de son contrôle est le manque de logements. « Certains élèves doivent demeurer à l’extérieur », a-t-il précisé. Ce dernier assure qu’il ne baissera pas les bras dans ce dossier et que leur lutte sera axée sur le dialogue.

Ajuster le tir

M. Giroux des Affaires autochtones, a été mis au fait que l’école primaire Simon P. Ottawa était en piètre état. Toutefois, il précise que cet établissement a été rénové, pour un montant de 2,7 millions au début des années 2000. « Cette école n’est pas une antiquité. » Ce dernier a tenu à mentionner que la communauté est responsable de l’entretien de l’école par l’entremise de leur contribution globale. Selon lui, une portion de cet argent doit être utilisée pour assurer l’entretien de l’école.

En collaboration avec la communauté, une étude technique a été entreprise pour avoir le portrait exact de la situation. « S’il y a des travaux qui vont au-delà des capacités de la communauté, nous évaluerons la possibilité des aider davantage. », a dit M. Giroux en guise de conclusion.

 

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