Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Difficile d’être une femme pompier

durée 08h14
25 septembre 2012
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Mathieu Ferland
SAINT-FÉLIX-DE-VALOIS - 

Le métier de pompier figure parmi les plus dangereux à pratiquer aujourd’hui. Pourtant, deux femmes ont décidé de faire leur place dans un univers dominé par les hommes. Ces deux femmes pompiers du service de Saint-Félix-de-Valois racontent le chemin qui reste encore à parcourir pour voir les femmes être totalement acceptées dans le métier.

L’acceptation des femmes dans un milieu principalement associé aux hommes est encore une affaire de mentalité selon ce qu’affirment deux femmes qui pratiquent le métier de pompier.

« Tu dois savoir que tu te présentes dans leur cour d’école, que tu viens jouer avec leurs jouets et leurs camions », raconte Danielle Pichette, une femme pompier à temps partiel de 32 ans qui pratique le métier depuis septembre 2005. Elle explique que lorsqu’une femme se présente dans cet univers majoritairement masculin, elle doit accepter de nombreuses choses et comprendre que, peu importe sa bonne volonté et son attitude, elle sera toujours considérée comme une sorte d’intruse. « La chimie n’est jamais parfaitement étanche avec les autres membres de l’équipe quand tu es une femme. »

De son côté, Vanessa Chicoine, 21 ans, viens tout juste d’être embauché par le service des incendies de Saint-Félix-de-Valois, croit qu’il est au contraire plus facile d’être accepté dans un groupe d’hommes. «C’est plus direct, il y a moins de potinage dans ton dos. Si tu fais quelque chose de mal, tu le sais très vite. »

Malgré tout, Danielle et Vanessa sont d’accord sur un point, tout est une question de la mentalité des gens avec qui ils vont travailler. « Durant mon apprentissage, plusieurs gens m’ont dit que je ne serais jamais considérée égale aux autres alors que d’autres ne voient pas la différence, c’est vraiment une question de mentalité », explique Vanessa.

Pas le droit à l’erreur

« Quand tu deviens pompier à temps plein et que tu es une femme, tu n’as pas le droit d’être une recrue », raconte Danielle Pichette. Elle souligne que peu importe si tu as une bonne attitude, si une femme ne fait pas le travail correctement, elle sera rapidement ostracisée et ses collègues feront tout pour qu’elle parte. Le même traitement sera par ailleurs appliqué aux hommes qui ne démontrent pas les aptitudes.

Selon elle, une femme se doit d’être compétente, parfois même plus que ses collègues masculins. « C’est beaucoup de pression, mais je suis prête à y faire face » ajoute-t-elle.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Un nouveau guide pour prévenir et agir sur la perte d'autonomie chez les aînés

Le vieillissement de la population s'accélère au Québec, et pourtant, la perte d'autonomie demeure un sujet tabou. Dans ce contexte, un nouveau guide est lancé pour aider les aînés à prendre soin d'eux-mêmes et rester à la maison le plus longtemps possible. Les personnes âgées ont souvent de la difficulté à reconnaître qu'elles sont en perte ...

Publié à 13h00

Le premier portrait de l'alimentation des Québécois a été publié

Après des années de travaux, le projet NutriQuébec a publié mardi le tout premier portrait de ce qu'on retrouve dans l'assiette des Québécois, un exercice qui permettra maintenant d'échafauder les stratégies nécessaires pour inciter la population à mieux s'alimenter. Les données de ce portrait proviennent d’informations fournies par près de 7 000 ...

Publié à 12h00

Une troisième édition d'un pique-nique à ne pas manquer

L'Association des personnes handicapées physiques et sensorielles secteur Joliette convie les intéressés à la 3e édition du pique-nique de la Semaine québécoise des personnes handicapées de Lanaudière (SQPHL) qui se tiendra le 6 juin de10 h 30 à 14 h au parc St- Jean-Baptiste situé à Joliette. Tout comme les dernières éditions, le pique-nique est ...