Des mesures pour lutter contre la désinformation
La CAQ dépose un projet de loi pour préserver l'intégrité du processus électoral
Le gouvernement caquiste a présenté, jeudi, le projet de loi 98 visant à préserver l'intégrité du processus électoral.
La pièce législative, déposée par le ministre responsable des Institutions démocratiques, Jean-François Roberge, inclut notamment des mesures pour lutter contre la désinformation.
Elle prévoit des sanctions pour quiconque diffuse des informations qu'il sait fausses avec l'intention d'influencer les résultats d'une élection, d’en perturber le déroulement ou de compromettre la confiance du public dans le processus électoral.
Pour une première offense, l'amende pourrait atteindre 10 000 $, et 30 000 $ en cas de récidive à l'intérieur d'un délai de 10 ans. Une entreprise s'exposerait, elle, à une amende maximale de 60 000 $ en cas de récidive.
«Ça s'applique autant aux Québécois qu'à des étrangers qui pourraient essayer de diffuser de fausses informations, soit avec (...) du texte (...) ou ce qu'on appelle l'hypertrucage», a expliqué M. Roberge lors d'un bref point de presse.
Il a donné l'exemple d'une personne qui prétendrait sur les réseaux sociaux qu'il n'a jamais enseigné, «alors que j'ai enseigné pendant 17 ans et que la personne est parfaitement au courant du fait que j'ai été titulaire de classe pendant 17 ans».
Toutefois, le ministre reconnaît qu'«il faut faire attention à la liberté d'expression». Le projet de loi exclut d'ailleurs la «parodie» et la «satire».
S'il légifère à ce stade-ci, c'est parce qu'aujourd'hui, avec l'avènement des médias sociaux, «c'est beaucoup plus facile pour des personnes de diffuser et de propager des fausses nouvelles».
«Donc, il y a des gens qui (...) sont désinformés par des (...) malveillants. Et c'est très différent d'être quelqu'un qui exprime une opinion politique par rapport à quelqu'un qui a l'intention de nuire ou de perturber», a soutenu M. Roberge.
Le projet de loi 98 a été rédigé de façon «transpartisane», en collaboration avec le Directeur général des élections (DGE) et les partis d'opposition à l'Assemblée nationale, a-t-il indiqué.
C'est le DGE qui aura la responsabilité d'analyser les plaintes concernant la diffusion de fausses informations. «Il a toutes les ressources dont il a besoin», a déclaré M. Roberge.
Les prochaines élections générales au Québec se tiendront à l'automne 2026.
Caroline Plante, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les maires de la MRC de Joliette interpellent les candidats sur les priorités du territoire
Dans le cadre de la présente campagne électorale provinciale, les mairesses et maires de la MRC de Joliette souhaitent profiter de cette période privilégiée de débat public pour interpeller les candidates et candidats de la circonscription de Joliette sur plusieurs enjeux qui touchent directement les citoyens et le développement de notre ...
LIRE LA SUITE
Ouverture du local électoral du Parti Québécois de Joliette
Les sympathisants du Parti Québécois de Joliette étaient au rendez-vous lors de l’ouverture officielle du local électoral de dimanche 6 septembre. Le local sur la rue Baby a accueilli plus de 50 personnes autour d’un pique-nique « à la bonne franquett e». La candidate, Véronique Venne, a livré un discours électrisant devant une foule ...
LIRE LA SUITE
Jour 13: les répercussions de l'escalade commerciale sur le Québec inquiètent
L'escalade des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis a continué de s'immiscer mardi dans la campagne électorale québécoise, au moment où les droits de douane de rétorsion canadiens sont officiellement entrés en vigueur et pourraient faire mal à l'économie de la province. Au jour 13 de la campagne, la porte-parole de ...
LIRE LA SUITE