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Industrie automobile

Les récentes menaces tarifaires de Trump s'imposent au jour 5 de la campagne fédérale

Les récentes menaces tarifaires de Trump s'imposent au jour 5 de la campagne fédérale
Photo: La Presse Canadienne, 2024
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La nouvelle salve de droits de douane du président américain planant au-dessus de l'industrie automobile canadienne est venue chambouler l'agenda électoral. Les différents chefs de parti ont chacun réagi à cette énième menace tarifaire de Donald Trump, au jour 5 de la campagne fédérale.

Le chef libéral Mark Carney a mis sur pause, jeudi, sa campagne pendant un moment après que M. Trump eut annoncé des droits de douane de 25 % sur toutes les importations automobiles entrant aux États-Unis à compter d'avril.

Le premier ministre sortant devait se rendre à Québec mercredi soir, avant de changer d'itinéraire face au nouveau décret signé par le président américain. M. Carney est retourné à Ottawa, où il a tenu une réunion du comité du conseil des ministres sur les relations canado-américaines.

À l'issue de cette rencontre, le dirigeant libéral a annoncé qu'il convoquait ses homologues provinciaux pour une réunion vendredi afin de préparer une riposte aux droits de douane à venir possiblement la semaine prochaine, si le président des États-Unis va finalement de l'avant.

M. Carney a promis de répondre «avec force» et que «rien n'est exclu pour défendre» le Canada. M. Carney a aussi indiqué que l'équipe du locataire de la Maison-Blanche avait contacté son bureau, mercredi soir, afin de planifier un entretien téléphonique avec lui.

Cet appel pourrait avoir lieu au cours des prochains jours, selon le chef libéral. Il s'agirait d'une première conversation entre les deux hommes, depuis que M. Carney est devenu premier ministre à la mi-mars.

Plus tôt jeudi matin, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, est allé d'une proposition rappelant ce qui avait été mis en place pendant la pandémie de COVID-19.

Le bloquiste, qui était dans sa circonscription sur la Rive-Sud de Montréal, a proposé d'offrir une subvention salariale aux travailleurs affectés par les droits de douane potentiels. M. Blanchet a fait valoir que cette mesure permet aux employeurs de garder en poste leurs employés pendant des moments difficiles, grâce à la subvention gouvernementale.

En 2020, le gouvernement Trudeau avait adopté une subvention salariale pour aider les entreprises affectées par la pandémie.

Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, s'est engagé, s'il est porté au pouvoir le 28 avril, à renoncer à la TPS sur les véhicules fabriqués au Canada.

De passage à Windsor, en Ontario, M. Singh a aussi promis qu'il veillerait à ce que le gouvernement fédéral et des organismes comme la GRC et Postes Canada n'achètent que des automobiles canadiennes.

M. Singh a ajouté que le gouvernement ne devrait pas permettre que du matériel de fabrication automobile ayant bénéficié d'investissements publics soit délocalisé vers un autre pays.

Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Pierre Poilievre, a eu, pour sa part, un message au président américain. Si à court terme, ces droits de douane vont nuire au Canada, à long terme, ils auront un effet tout autre sur le pays, selon lui, si sa formation politique remporte les élections.

«Dans les quatre prochaines années, sous un nouveau gouvernement conservateur fort, le Canada aura complètement relancé son économie pour ne plus être dépendant des États-Unis», a affirmé M. Poilievre, qui était à Coquitlam, en Colombie-Britannique.

Aux travailleurs qui seraient affectés, le chef du PCC a dit que la protection de leur emploi est sa «priorité numéro 1» et vouloir fournir aux entreprises les «liquidités nécessaires pour vous garder en place».

Sur un autre sujet, M. Poilievre s'est engagé à augmenter la taille du compte d'épargne libre d'impôt (CELI) de 5000 $ pour les investissements dans les entreprises canadiennes.

Dans un communiqué diffusé jeudi matin, les conservateurs ont expliqué que la limite actuelle de 7000 $ restera en place, mais qu'elle pourrait être bonifiée de 5000 $ par an si ce sont des investissements dans des entreprises canadiennes «qui emploient des Canadiens et qui paient leurs impôts au Canada».

— Avec des informations de Michel Saba

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne

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