Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Consultations sur le projet de loi 61

Transport collectif: l'UMQ veut que les municipalités aient les coudées franches

durée 18h00
10 septembre 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) demande au gouvernement de donner à toutes les municipalités la possibilité de se doter d’une société de transport ainsi que d'étendre le pouvoir de taxation sur l'immatriculation afin d’aider à leur financement.

Le président de l’UMQ, Martin Damphousse, a formulé cette demande mardi matin durant les consultations sur le projet de loi 61 visant la création de Mobilité Infra Québec.

Actuellement, seules les municipalités de 100 000 habitants ou plus ont la possibilité d’avoir une société de transport ou de posséder une flotte de véhicules. Les autres «doivent obligatoirement faire affaire avec des transporteurs privés qui coûtent de plus en plus cher», a expliqué M. Damphousse devant la ministre des Transports, Geneviève Guilbault.

Également l’UMQ souhaite que Québec élargisse le pouvoir d’imposer une taxe sur l'immatriculation à l’ensemble des municipalités afin de leur permettre de financer leur transport collectif. Actuellement, seules celles qui ont déjà une société de transport – ou les MRC – peuvent l’utiliser.

Une municipalité qui souhaite se doter d'un tel pouvoir de taxation doit toutefois payer des frais de mise en œuvre à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). En avril, l’UMQ avait dénoncé des frais administratifs «prohibitifs».

Récemment, la SAAQ a procédé à un ajustement afin que les frais soient moins exorbitants pour les plus petites municipalités.

Bien que l’UMQ ait salué ce «pas de géant dans la bonne direction», elle demande encore que le gouvernement paie les frais de mise en œuvre pour permettre aux plus petites municipalités de se prévaloir de ce pouvoir de taxation afin de financer le transport collectif.

Lors de la dernière session parlementaire, la question du financement dans le transport collectif a provoqué bien des flammèches entre Québec et les municipalités. Mardi, lors des consultations, Martin Damphousse n’a pas caché ses intentions: «On se sert du projet de loi 61 pour envoyer un message clair sur la préoccupation du financement (du transport collectif). (...) C’est la préoccupation première du milieu municipal», a-t-il dit.

Thomas Laberge, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 12h00

L'OTAN affirme que le Canada respecte la cible de dépenses en défense de 2 %

Le Canada a enfin respecté un engagement clé de l'OTAN en consacrant environ 2 % de son PIB à la défense au cours du dernier exercice financier, soit 63,4 milliards $, selon l'alliance militaire. Le rapport annuel 2025 du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, confirme que le Canada a atteint ce niveau de dépenses pour la première fois depuis ...

Publié hier à 11h00

L'ex-ministre caquiste Éric Caire quitte la vie politique

L’ex-ministre caquiste et député de La Peltrie, Éric Caire, annonce qu’il ne sollicitera pas d’autre mandat après 19 ans de vie politique. «Il est difficile d’arriver en politique. Il est tout aussi difficile d’y durer. Le plus difficile demeure toutefois d’en sortir. À la fin de ce mandat, j’aurais cumulé vingt-sept ans de militantisme actif au ...

Publié hier à 9h00

Alerte: Michael Rousseau présente ses excuses pour son manque de maîtrise du français

Le président et chef de la direction d'Air Canada, Michael Rousseau, présente ses excuses pour son manque de maîtrise du français, dans la foulée de la controverse sur un message de condoléances présenté uniquement en anglais. Le gouvernement du Québec a réclamé la démission de M. Rousseau, qui avait enregistré une vidéo en anglais seulement pour ...