Négociations 2023
FAE et le front commun: il aurait mieux valu se parler, dit Magali Picard
La présidente de la FTQ, Magali Picard, refuse de blâmer la FAE, qui avait rejeté l'idée même de faire partie du front commun du secteur public, et qui s'est ainsi retrouvée seule à faire un mois de grève.
Lorsque les négociations avaient cours entre les organisations syndicales pour constituer le front commun du secteur public, en 2022, l'ancien président de la FTQ, Daniel Boyer, avait dit en entrevue souhaiter former une coalition «la plus large possible» et s'était montré ouvert à toutes les organisations.
La Presse Canadienne avait alors sondé plusieurs grands syndicats du secteur public, dont la Fédération autonome de l'enseignement (FAE). Et son président d'alors, Sylvain Mallette, avait rejeté du revers de la main toute idée de faire partie du front commun intersyndical.
En entrevue, il avait répondu que la FAE était capable de négocier seule et qu'elle n'était nullement intéressée à faire partie du front commun. Il avait même invité le front commun à s'abstenir de contacter la FAE, ajoutant qu'il s'agirait d'une pure perte de temps.
Interrogée mardi à savoir s'il s'agissait alors d'une erreur de stratégie de la part de la FAE, la présidente de la FTQ n'a pas voulu la critiquer, pour des raisons éthiques. Elle a toutefois déploré le fait que la décision n'ait été prise que par le président d'alors de la FAE, sans discussion, sans rencontre.
«Si c'était à refaire, je pense qu'une rencontre au minimum s'imposerait. Si on avait demain matin à remettre sur pied un front commun, au lieu de se parler à travers les médias, je pense que ce que moi je préconiserais, c'est d'avoir une rencontre face à face et d'être capable de voir si la possibilité est la bonne ou pas», a conclu Mme Picard.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Guerre tarifaire: voici les produits américains touchés par les contre-mesures
À compter de ce mardi 8 septembre, à 0 h 01, une longue liste de produits en provenance des États-Unis sera assujettie à de nouveaux droits de douane canadiens. Cette mesure fait suite à la décision de Washington d'imposer, depuis le 22 août, des droits de douane de 50 % sur des produits canadiens totalisant 27,6 milliards de dollars. Ottawa ...
LIRE LA SUITE
Alerte: Les droits de douane de rétorsion du Canada entrent en vigueur
Les droits de douane de rétorsion imposés par le Canada sur les produits américains sont désormais en vigueur; ils visent des dizaines de produits en provenance des États-Unis, notamment le papier toilette, la crème solaire et le contreplaqué. Ces droits de douane, compris entre 15 % et 50 %, ont été appliqués peu après minuit (heure de ...
LIRE LA SUITE
Des candidats controversés et la bureaucratie s'imposent au jour 7 de la campagne
Au septième jour de la campagne électorale québécoise, des révélations concernant le passé de certains candidats ont placé à nouveau sur la défensive les chefs conservateur et libéral. La réduction de la taille de l'État s'est également imposée pour une nouvelle fois dans le grand bal des promesses. Éric Duhaime, chef du Parti ...
LIRE LA SUITE