Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Gouvernement fédéral

Langues officielles: un «raz de marée» de plaintes reçues en 2021-2022

durée 11h15
7 juin 2022
durée

Temps de lecture   :  

2 minutes

Par La Presse Canadienne

Le commissaire aux langues officielles a reçu «un véritable raz de marée» de plaintes en 2021−2022, essentiellement en raison de la nomination d’une gouverneure générale qui ne maîtrise pas le français et du discours prononcé en anglais à Montréal par le PDG d’Air Canada.

Le rapport annuel déposé au Parlement mardi révèle que le Commissariat aux langues officielles a reçu un total de 5409 plaintes recevables, dont 2680 concernant Michael Rousseau d’Air Canada et 1346 relatives à la représentante de la Reine au pays, Mary Simon.

À titre de comparaison, au cours des neuf dernières années, le nombre total de plaintes jugées recevables a fluctué de 415 à 1870.

«Les nominations de ce genre créent d’abord un fort sentiment d’injustice chez de nombreux francophones, car elles renforcent l’impression que des deux langues officielles du Canada, l’une est assurément plus importante que l’autre», écrit le commissaire Raymond Théberge dans son rapport.

De telles nominations peuvent également «laisser croire» que la maîtrise du français représente «un obstacle à la valorisation de la diversité et à une véritable réconciliation avec les peuples autochtones», a−t−il ajouté en citant l’exemple de la nomination de la gouverneure générale.

Selon M. Théberge, il s’agit d’«une erreur» que de nommer des personnes à des postes d’autorités qui ne maîtrisent pas la langue de Molière.

Au terme de son rapport, le commissaire dit recommander qu’un comité parlementaire étudie et détermine si la connaissance des deux langues officielles devrait être un critère d’embauche aux postes de la haute gestion dans la fonction publique et dans le cas des nominations qui passent par l’entremise d’une recommandation du cabinet.

Il recommande également que la ministre des langues officielles rappelle aux institutions fédérales leurs obligations en vertu de la partie VII de la Loi sur les langues officielles, soit celle qui traite de la promotion du français et de l’anglais et qui vise à favoriser l’épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire au pays.

Michel Saba, La Presse Canadienne

 

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


durée Hier 9h45

COVID-19: la réponse du Canada parmi les meilleures au monde, selon une étude

Le Canada a mieux géré les deux premières années de la pandémie de COVID-19 et a mieux résisté aux bouleversements qui ont suivi que plusieurs autres pays dotés d'une infrastructure de soins de santé et économique comparable, selon une nouvelle étude. La recherche, publiée lundi dans le Journal de l'Association médicale canadienne, attribue la ...

23 juin 2022

Un surplus d’exercice de 2,9 M $ en 2021 pour Saint-Charles-Borromée

Lors de la séance du conseil du 20 juin, le maire Robert Bibeau a procédé au dépôt des résultats et du rapport du vérificateur du cabinet Boucher, Champagne, Thiffault Inc. sur les états financiers de la Ville de Saint-Charles-Borromée en 2021. En 2021, la Ville de SCB a enregistré des revenus de fonctionnement de 21 631 934 $ et engagé des ...

23 juin 2022

Assurance médicaments: gel de la prime maximale et de la franchise

Il n’y aura pas d’augmentation d’ici un an du montant maximal de la prime annuelle du régime public d’assurance médicaments (RPAM) du Québec, qui restera donc à 710 $ jusqu’au 30 juin 2023. La décision a été entérinée par le Conseil des ministres à la suite d’une recommandation du conseil d’administration de la Régie de l’assurance maladie du ...