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Les grévistes du Syndicat de la COOP Lanaudière CSN

Un projet de loi d'intérêt privé déposé ce matin à l'Assemblée nationale

durée 14h00
5 mai 2022
Angelique Villeneuve
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Temps de lecture :

2 minutes

Par Angelique Villeneuve, Journaliste

Les grévistes du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la COOP Lanaudière CSN ont assisté ce matin au dépôt d’un projet de loi d'intérêt privé à l’Assemblée nationale, visant à actualiser la notion d’établissement dans le cadre des dispositions relatives aux briseurs de grève du Code du travail.

Ce projet de loi porté par Alexandre Leduc porte-parole du deuxième groupe de l’opposition en matière de travail et député de la circonscription de Hochelaga-Maisonneuve, vise à ce que la notion d’établissement s’étende à tous lieux où sont remplies les fonctions de salarié.es en grève en précisant que ces lieux incluent le télétravail.

Cette démarche s’inscrit notamment à la suite de celles initiées par la députée de la circonscription de Joliette Véronique Hivon qui avait elle-même interpellé en chambre le ministre du Travail sur la question. Ce dernier s’étant compromis en laissant entendre une certaine ouverture sur la question.

Hier, le 4 mai, à l’étude des crédits sur le travail, la députée de Joliette est revenue à la charge en demandant au ministre de changer la loi en ce sens. Bien que le ministre se dise sensible à la question, il refuse néanmoins de s’engager à changer la loi.

Rappelons que tout récemment, le tribunal administratif du Travail a rendu deux décisions reconnaissant le travail de briseur de grève dans le cadre du télétravail. Une première à la cimenterie de Joliette en lock-out depuis près d’un an et une seconde à la COOP Lanaudière CSN dont les salarié.es sont à la rue depuis plus de 7 mois.

« Nos grévistes de la COOP Lanaudière et nos consœurs et confrères de la cimenterie à Joliette sont des exemples très contemporains des limites actuelles de la loi interdisant l’utilisation de briseur de grève dans le cadre du télétravail. Cette situation déséquilibre le rapport de force entre les parties et contribue à la judiciarisation des négociations et ne fait qu’éterniser les conflits de travail davantage. Le ministre doit agir et rapidement », a souligné Patricia Rivest, présidente du conseil central de Lanaudière CSN.

« Nous sommes extrêmement heureux du soutien de Madame Hivon en appui à notre cause et nous sommes particulièrement heureux également que les élu.es de l’Assemblée nationale à Québec se préoccupent de notre conflit de travail. Nous souhaitons maintenant que Novago se préoccupe, comme la classe politique du Québec, de l’intérêt de nos membres qui sont à la rue depuis plus de 7 mois », a conclu Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de la COOP Lanaudière CSN.

Notons que le Conseil central de Lanaudière CSN regroupe 81 syndicats représentant plus de 13 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière.
 

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