Gouvernement du Québec
Québec mise sur l’éducation pour pallier au manque de main-d’œuvre
Le premier ministre Québec, François Legault a annoncé aujourd'hui d’importantes mesures et investissements en matière de formation afin de pallier au manque de main-d’œuvre dans des secteurs précis.
Il l'a fait en conférence de presse en compagnie du ministre de l’Emploi, Jean Boulet, et de la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann
Le gouvernement a comme objectif, d’ici 2025-2026, de combler 170 000 postes dans six secteurs, dont des essentiels et des stratégiques. L’opération main-d’œuvre concerne les emplois dans la santé, l’éducation, les services de garde, les technologies de l’information, le génie et la construction. Un total de 3,9 milliards de dollars sera investi sur cinq ans.
Le ministre Boulet a expliqué pour sa part que le plan contient 80 mesures et qu’elles sont axées surtout sur la formation d’une main-d’œuvre qualifiée.
Des allocations pour les études
Les personnes n’ayant actuellement pas d’emploi, et qui décident d’aller étudier pour se former dans les secteurs en pénurie d’employés, bénéficieront d’une allocation de 475 $ par semaine. Cela représente environ l’équivalent du revenu d’un travailleur au salaire minimum.
De nouvelles bourses pour les études supérieures
Les étudiants aux études supérieures et qui réussiront chaque session de leur parcours recevront la « Bourse perspectives Québec » qui s’ajoute déjà au programme de prêts et bourses en place. Au niveau collégial, c’est un montant de 1 500 $ par session qui seront remis, tandis qu’au niveau universitaire ce sera 2 500 $. Les étudiants pourront s'en prévaloir dès la rentrée de l'automne 2022.
« En santé, ça va s’adresser aux infirmières, préposées aux bénéficiaires, intervenants en protection de la jeunesse, en santé mentale. Ça va s’appliquer à ceux qui étudient pour devenir enseignants, éducatrices en garderie et pour les étudiants en génie et en technologie de l’information », énumère le premier ministre.
Autres incitatifs
De plus, il sera offert pour les futures éducatrices à l’enfance de faire un programme d’alternance travail-étude. Ainsi, elles seront une semaine sur deux sur leur lieu de travail permettant de pourvoir des postes. Également, comme annoncé il y a quelques mois, le gouvernement continue d’inciter les retraités de faire un retour au travail sans pénalités.
« En santé, ça va s’adresser aux infirmières, préposées aux bénéficiaires, intervenants en protection de la jeunesse, en santé mentale. Ça va s’appliquer à ceux qui étudient pour devenir enseignants, éducatrices en garderie et pour les étudiants en génie et en technologie de l’information », énumère le premier ministre.
Finalement, François Legault veut rappeler que le monde du travail change et que tous doivent s’adapter. Le ministre de l’Emploi ajoute que : « Ça ne repose pas que sur les épaules de l’État, tous doivent s’impliquer pour relever ce défi et si tout le monde se retrousse les manches on va avoir des succès qui sont plus intéressants. »
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