Publicité

13 octobre 2021 - 14:00

Les Canadiens pourront traverser

COVID-19 : la frontière canado-américaine ouverte en novembre pour les vaccinés

Par La Presse Canadienne

Un membre du Congrès de l’État de New York affirme que les États−Unis prévoient de rouvrir leur frontière terrestre aux Canadiens doublement vaccinés en novembre.

Dans une déclaration, le représentant Brian Higgins indique qu’une preuve de vaccination sera exigée pour l’entrée des Canadiens aux États−Unis.

Il n’a pas confirmé de date précise, mais il a ajouté que d’autres détails seront annoncés par le ministère américain de la Sécurité intérieure, en coordination avec les agences sanitaires du gouvernement.

M. Higgins, qui est coprésident du Groupe interparlementaire Canada−États−Unis et du Northern Border Caucus, a fait pression sur la Maison−Blanche afin qu’elle fournisse des directives permettant la réouverture de la frontière.

«Un échange transfrontalier robuste entre les États−Unis et le Canada est fondamental pour notre relation binationale et mutuellement bénéfique pour les citoyens, les entreprises et les économies de nos nations», a−t−il indiqué dans un communiqué mardi. «Les taux de vaccination élevés au Canada ont rendu absurde et injustifiable la fermeture continue de la frontière».

Les citoyens américains et les résidents permanents entièrement vaccinés ont été autorisés à rentrer au Canada depuis le mois d’août, à condition qu’ils aient attendu au moins 14 jours après avoir reçu deux doses de vaccins approuvés par Santé Canada et qu’ils puissent prouver qu’ils ont récemment reçu un résultat négatif d’un test de COVID−19. 

Dès le début du mois de novembre, les États−Unis prévoient autoriser les visiteurs doublement vaccinés en provenance d’une multitude de pays où les voyages aux États−Unis sont depuis longtemps restreints, notamment la Chine, l’Inde, l’Irlande, l’Iran, l’Afrique du Sud, le Brésil et les 26 pays européens sans contrôles aux frontières, connus sous le nom des pays de l’espace Schengen.

Les vaccins approuvés par la Food and Drug Administration américaine (FDA) ou par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) seront acceptés, ont confirmé cette semaine les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), bien qu’ils soient restés muets quant à savoir si ceux et celles qui ont reçu un traitement mixte de vaccins – une dose d’Oxford−AstraZeneca et l’un de Moderna, par exemple, seront considérés comme entièrement vaccinés pour voyager.

Les CDC n’avaient pas répondu aux questions, mardi, au moment de publier.

À peine 66 % des Américains éligibles sont entièrement vaccinés contre le virus, selon les dernières données rendues disponibles par les CDC. À titre comparatif, Santé Canada affirme que 81 % des Canadiens admissibles de 12 ans et plus sont doublement vaccinés.

La décision de rouvrir la frontière terrestre met fin à un gel de 19 mois dû à la pandémie de la COVID−19 et fait partie d’un plan visant à ouvrir également la frontière avec le Mexique. Depuis les premiers jours de la pandémie, les déplacements en véhicule, en train et en bateau entre les États−Unis, le Canada et le Mexique ont été largement limités aux déplacements essentiels, comme le commerce. 

Selon l’Associated Press, les nouvelles règles, qui seront annoncées mercredi, permettront aux ressortissants étrangers doublement vaccinés d’entrer aux États−Unis, quel que soit le motif de leur voyage, à partir de début novembre, date à laquelle un assouplissement similaire des restrictions devrait entrer en vigueur pour les voyages aériens à destination du pays. À la mi−janvier, même les voyageurs essentiels cherchant à entrer aux États−Unis, comme les chauffeurs routiers, devront être entièrement vaccinés.

De hauts responsables de l’administration ont présenté la nouvelle politique mardi en fin de journée, sous couvert d’anonymat, avant l’annonce officielle.

Le Mexique et le Canada font pression sur les États−Unis depuis des mois pour qu’ils assouplissent les restrictions sur les voyages qui ont séparé les familles et réduit les voyages d’agrément depuis le début de la pandémie. Cette dernière mesure fait suite à l’annonce faite le mois dernier par les États−Unis de la fin des interdictions de voyager par pays pour les voyages aériens et de l’obligation de la vaccination pour les ressortissants étrangers souhaitant entrer sur le territoire américain par avion. 

Selon les responsables, les voyageurs entrant aux États−Unis par véhicule, par train ou par bateau seront interrogés sur leur statut vaccinal dans le cadre de la procédure d’admission standard du service des douanes et de la protection des frontières des États−Unis. À la discrétion des agents, les voyageurs verront leur preuve de vaccination vérifiée dans le cadre d’un processus de contrôle.

Contrairement aux voyages aériens, pour lesquels la preuve d’un résultat négatif d’un test de la COVID−19 est requise avant d’embarquer sur un vol pour entrer aux États−Unis, aucun test ne sera requis pour entrer au pays par voie terrestre ou maritime, à condition que les voyageurs remplissent les exigences de vaccination.

Le report de l’obligation de vaccination pour les voyages transfrontaliers essentiels a pour but de donner aux chauffeurs de camion et à d’autres personnes plus de temps pour se faire vacciner et de minimiser les perturbations économiques potentielles liées à l’obligation de vaccination, ont indiqué les responsables américains.

− Avec des informations de l’Associated Press.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Le Journal de Joliette se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Le Journal de Joliette collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.