Publicité

28 janvier 2021 - 15:00

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux

Les professionnels de la santé de Lanaudière lancent un cri du cœur à leurs élus

Léa Arnaud

Par Léa Arnaud, Journaliste

Les membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) lancent un cri du cœur en partageant des témoignages avec la députation lanaudoise.

« Une juste reconnaissance du personnel professionnel et technique, c’est vital! Le gouvernement du Québec ne semble pas en être conscient, les négociations restent bloquées avec Québec. Nous avons d’ailleurs dû faire appel à une personne médiatrice après plusieurs tentatives de pourparlers. Nous voulons illustrer à quel point les services que nous offrons à la population sont à risque dans la région avec ces témoignages », a expliqué Steve Garceau, représentant national de l’APTS dans Lanaudière.

Quelques extraits des témoignages
« Je suis épuisée et j’ai perdu la motivation pour faire mon travail. Je changerai probablement de secteur d’emploi afin d’avoir de meilleures conditions de travail et que cela n’affecte plus ma santé mentale et mon énergie. » - agente de relations humaines en centre jeunesse.

« Depuis le mois de septembre, près de 11 personnes ont quitté le navire des services jeunesse dans le nord de Lanaudière pour tenter de ne pas couler avec le bateau, qui reste rempli d’humain·e·s dévoué·e·s, passionné·e·s et qui gardent le fort au détriment de leur propre santé et équilibre. À quand des mesures efficaces pour réduire la surcharge? À quand des moyens concrets pour conserver notre personnel qualifié? À quand un déploiement de moyens financiers pour répondre réellement aux besoins de notre clientèle? À quand une qualité de vie au travail pour ne plus affecter ma qualité de vie à la maison, avec mes propres enfants à besoins particuliers? » - physiothérapeute en déficience physique, déficience intellectuelle et trouble du spectre de l'autisme (DI-TSA-DP).

« Mon travail s’est beaucoup modifié depuis le début de la pandémie. Il nous a fallu être très créatif·ve·s au début et répondre aux demandes qui nous arrivaient chaque semaine, et parfois quelques fois par semaine. Il nous a aussi fallu être prêt·e·s à aider sur le terrain certaines journées et nous demander tous les jours combien de personnes seraient présentes pour faire le travail. Le stress est toujours là, les changements font désormais partie du quotidien, l’épuisement et la fatigue mentale sont omniprésents. » - coordonnateur technique en imagerie médicale.

« Chères personnes élues, je donne mon 100 % chaque jour pour offrir du soutien et de l’écoute aux aidant·e·s et aux aidé·e·s. Je m’efforce de représenter leurs besoins pour que des services d’aide soient mis en place et je veille à ce que leurs droits soient respectés, surtout pour les plus vulnérables. […] J’entends régulièrement la déception lorsque j’annonce que la demande de service est refusée par manque de ressources humaines. Par ailleurs, je constate aussi chaque jour les failles du système et vois les regards des équipes de travail s’assombrir de plus en plus. » - travailleuse sociale en soutien à domicile.

Les témoignages recueillis ont été diffusés sur la page Facebook de l’APTS du CISSS de Lanaudière.

« Avec ce cri du cœur, nous espérons que nos député·e·s comprendront la difficile réalité qu’est celle de nos membres et feront pression sur les responsables de la négociation à Québec. Les professionnel·le·s et technicien·ne·s ont le réseau de la santé et des services sociaux à cœur, mais ils et elles nous ont aussi partagé un ras-le-bol de ces conditions difficiles. D’autres actions suivront au cours des prochaines semaines pour maintenir la pression jusqu’à ce que la négociation débloque », conclut Kevin Newbury, président de l’exécutif local APTS au CISSS de Lanaudière.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Le Journal de Joliette se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Le Journal de Joliette collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.