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25 février 2020 - 11:00 | Mis à jour : 11:07

Une rémunération en deça du taux horaire minimum

Les responsables de services de garde de la CSN, en grève vendredi

Par Salle des nouvelles

Les responsables de services de garde (RSG) en milieu familial de la CSN annoncent la tenue d’une grève à l’échelle nationale, le 28 février prochain. Cette grève d’une demi-journée a été votée partout au Québec au cours des dernières semaines et fait écho à l’inquiétude partagée par les RSG de la CSN quant à la pérennité du réseau de services de garde en milieu familial.

Dans la région Lanaudière, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de garde en milieu familial aux Portes du matin et le Syndicat des travailleuses de garde en milieu familial de Lanaudière, qui représentent plus d’une centaine de membres, ont voté à 94 % en faveur du déclenchement de la grève.

Ainsi, le 28 février, les RSG de la CSN n’offriront pas de services de garde entre 7 h et 12 h, et ce, partout a Québec. Dans Lanaudière, les travailleuses CSN qui exerceront la grève sont rattachées aux bureaux coordonnateurs aux Portes du matin à Lavaltrie et La Chenille à Chertsey.

« Ce n’est jamais facile de déclencher la grève. Ces travailleuses dévouées aux enfants et aux parents et qui ont acquis leur pleine confiance veulent lancer un message fort et unifié quant à l’avenir des services de garde. L’attitude du gouvernement fait craindre le pire et les négociations en cours ne présagent rien de positif pour la suite des choses. Ce n’est pas compliqué, on se demande si le gouvernement cherche volontairement à fragiliser le réseau des RSG », explique Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière - CSN.

"Un taux en dessous du salaire minimum "

Cette inquiétude se fonde sur un ensemble de constats que souhaitent partager les RSG avec la
population.

« Les travailleuses tiendront cette grève pour assurer que des aspects méconnus de leur réalité soient pris en considération. Par exemple, peu de gens savent que lorsqu’on tient du nombre d’heures de travail réel, soit 50, voire 55 heures par semaine, la rémunération, elle, équivaut à un taux horaire en dessous du salaire minimum », ajoute Mme Rivest.

Le ministère de la Famille répond a répondu en proposant une augmentation de la rémunération de l’ordre de 6,5 % étalée sur 5 ans, soit un taux « en deçà de l’inflation. Pour un gouvernement qui fait de la famille et de l’éducation une priorité, c’est une offre qui ne couvre même pas l’augmentation du coût de la vie. Cette situation a pour conséquence d’appauvrir et de fragiliser davantage les travailleuses du secteur alors qu’elles tiennent à maintenir le même niveau de qualité dans la prestation des services », commente Patricia Rivest.

Selon le CSN, le réseau se fragilise à grande vitesse alors que plus de 20 % des RSG ont quitté la profession ces dernières années. À l’heure actuelle, ce serait près de 92 000 enfants, pris en charge par le réseau.

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