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Le laisser-faire du Parti libéral a assez duré

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20 janvier 2016
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Près de deux ans après son arrivée au pouvoir, le laisser-faire du Parti libéral en ce qui a trait à la recherche et à l’innovation ne peut plus durer. Les porte-parole du Parti Québécois en matière d’éducation et de recherche, Alexandre Cloutier, ainsi qu’en matière d’innovation, André Villeneuve, pressent le gouvernement de mettre en œuvre la Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI) adoptée par le gouvernement du Parti Québécois en 2013, étant donné qu’il s’est montré incapable de développer un nouveau plan qui aurait pu s’y comparer.
 
« Le Parti Québécois avait lancé une stratégie ambitieuse saluée autant par les milieux académique, scientifique et économique. Sans raison valable, le Parti libéral a choisi de l’abandonner et, près de deux ans plus tard, n’a toujours aucun plan pour la remplacer. Ce laisser-faire nuit à nos chercheurs, à nos universités, à nos entreprises et, forcément, à notre économie », ont dénoncé MM. Cloutier et Villeneuve.
 
Les députés du Parti Québécois font ainsi écho aux propos du président de l’Association francophone pour le savoir (Acfas), Frédéric Bouchard, qui a vivement dénoncé l’abandon de la PNRI par le Parti libéral, lundi.
 
« De plus en plus de voix s’élèvent contre le manque criant de vision de ce gouvernement en matière de développement économique. Les sociétés qui seront les plus prospères dans les prochaines décennies seront celles qui auront su diversifier leur économie et investi massivement en éducation, en innovation et en recherche. Le Parti libéral ne semble pas l’avoir encore compris », a aussi déploré Alexandre Cloutier.
 
Rappelons qu’en 2003, le Québec investissait l’équivalent de 2,7 % de son PIB en recherche et en développement. Après neuf ans de règne libéral, en 2012, cette part a chuté à 2,3 %. Doté d’une enveloppe de 3,7 milliards de dollars sur cinq ans, la PNRI du Parti Québécois visait à inverser la tendance et à atteindre le seuil de 3 % du PIB québécois.
 
« Alors que notre économie tourne au ralenti, l’absence de politiques pour stimuler l’innovation au Québec est devenue intolérable. La PNRI misait sur les forces du Québec et répondait aux besoins de nos chercheurs et de nos entreprises, notamment des PME. Il est temps pour le gouvernement de corriger le tir et de la mettre en œuvre », mentionne André Villeneuve.
 

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