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La région recule sous le PQ

SAINT-MICHEL-DES-SAINTS - 

À la suite du bilan présenté par le député de Berthier, le président de l’Association libérale de Berthier, Pierre-Luc Bellerose, fait une mise au point.

« Il est normal qu’un député mette de l’avant les initiatives entreprises par son gouvernement. Cependant, lorsque l’on porte des lunettes roses, il est certain que l’on peut penser que tout va bien au Québec. Malheureusement, la réalité est tout autre pour une grande partie de la population québécoise, incluant celle qui vit dans le comté de Berthier », a affirmé M. Bellerose.

Grève dans le secteur de la construction

Depuis le début du mois de juin, les députés libéraux demandaient au gouvernement Marois de s’impliquer dans le dossier pour favoriser un meilleur climat de négociation et en parvenir à une entente négociée entre les parties avant le déclenchement de la grève. Rien n’a été fait. Rappelons que l’alliance syndicale avait annoncé, dès le début du mois de juin, que les 175 000 travailleurs de l’industrie de la construction débuteraient ce moyen de pression le 17 juin.

Dès le déclenchement de cette grève, le Parti libéral du Québec (PLQ) demandait au gouvernement de prendre les choses en main en favorisant la suspension des moyens de pression et un retour à la table de négociation par la nomination d’un médiateur spécial. Au terme d’un mandat limité dans le temps, il était proposé d’adopter une loi spéciale visant un retour au travail tout en privilégiant la reprise des négociations. Le gouvernement Marois a attendu deux semaines avant d’agir exactement comme le recommandait le PLQ.

« Si le gouvernement Marois avait écouté notre proposition, des milliers de familles québécoises n’auraient pas eu à subir tous les inconvénients associés à cette grève. Que ce soit les travailleurs de l’industrie et leur famille qui étaient privés de revenus, les gens qui attendaient la livraison d’un condo ou les entreprises qui font affaires directement ou indirectement avec cette industrie, la réaction tardive du gouvernement et son manque de leadership ont coûté cher aux contribuables du Québec. En bout ligne, en agissant de la manière que nous proposions, nous en serions arrivés au même résultat sans ralentir l’économie régionale », a ajouté M. Bellerose.

 

L’iniquité régionale financée par des coupures

Contrairement à ce qu’affirme le député de Berthier, l’équité du financement de la santé entre les régions est un dossier qui a débuté en 2005 sous un gouvernement libéral et non pas depuis l’arrivée du gouvernement du Parti québécois. Par ailleurs, il est quand même étonnant d’entendre le député s’en vanter alors que nous savons que les établissements du réseau doivent financer des coupures draconiennes qui affectent la qualité des services à la population.

Les taxes scolaires

Les gens de Berthier ont également reçu une belle surprise par la poste au cours des derniers jours. En effet, à la suite des demandes de la ministre de l’Éducation, madame Marie Malavoy, les taxes scolaires ont augmenté drastiquement dans plusieurs régions du Québec.

L’industrie forestière

M. Bellerose déplore également que la ministre des Ressources naturelles, madame Martine Ouellet, après s’être engagée à l’Assemblée nationale le 6 décembre 2012 qu’« il y aura un maintien des argents qui sont dévolus à l'ensemble des travaux d'aménagement, aux entrepreneurs sylvicoles […]», ait attendu à la mi-juillet avant d’annoncer d'importantes coupures de 20 M$ sur 2 ans dans les budgets réservés à la mise en valeur des régions et au développement du milieu forestier.

« Dans l'opposition, le PQ se présentait comme un défenseur des régions. Aujourd'hui, après 11 mois au gouvernement, on constate que ses politiques ont eu un effet néfaste sur la vitalité économique ainsi que la création d'emplois des régions du Québec. Les coupures annoncées effectuées dans plusieurs secteurs démontrent, encore une fois, leur incapacité à générer des revenus suffisants pour donner de l’oxygène à la classe moyenne. Au Parti libéral du Québec, nous priorisons l’économie et la création d’emplois, car nous savons que cela constitue le seul moyen d’assurer le financement des services publics de qualité pour la population. Lorsqu’un gouvernement n’a aucune vision économique, il peut nous dire que tout va bien, mais la réalité est le contraire et ce sont les contribuables qui doivent en payer la note », a conclu monsieur Bellerose.

 

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