Un budget qui ne fait pas l'unanimité
Le budget déposé par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, n’a rien de bon, selon la députée de Joliette, Francine Raynault, qui juge que cet exercice financier ne répond pas aux besoins de la population.
La députée de Joliette déplore que le gouvernement conservateur ne fait rien pour le secteur de l’agriculture et très peu pour l’industrie forestière. De plus, même si les chances étaient minces, Mme Raynault avait un mince espoir de voir l’administration Harper reculer sur la réforme de l’assurance-emploi. Quant à elle, sa collègue Ruth Ellen Brosseau croit que ce budget ne règle pas les problèmes actuels. « Ce budget n’a rien de concret.Il ne fait qu’ajouter un fardeau aux provinces », a déploré Mme Brosseau, qui est très déçue de ce budget d’austérité. Un des points qui la chicote le plus est les compressions en matière de financement d’infrastructures qui ont besoin d’être renouvelées, selon elle.« Des milliers d’emplois seront perdus au pays à cause de cette mesure », s’inquiète la députée de Berthier-Maskinongé. Quant à elle, la députée de Montcalm, Manon Perreault, trouve que ce budget est une autre preuve flagrante du mépris des conservateurs envers les Québécois en ne fournissant aucun nouveau financement pour l’éducation et la formation.
Déception
Quant à eux les députés Véronique Hivon, Nicolas Marceau et André Villeneuve sont dits très déçus du budget présenté jeudi dernier. Selon M. Marceau, le gouvernement fédéral agit unilatéralement et ce budget contient des mesures qui nuisent énormément au Québec. « C’est une attaque frontale contre le Québec qui va à l’encontre de nos intérêts et de nos façons de faire », a déploré le ministre des Finances du Québec, par voie de communiqué. Une des mesures qui déplait grandement à M. Marceau et celle sur l’entente sur le marché du travail. Ce dernier a expliqué que cette décision fédérale de sabrer 70 M$ par année dans les transferts au gouvernement du Québec compliquera la tâche de Québec. «Ça vient nuire à nos efforts de réinsertion des travailleurs sur le marché du travail »,dit-il.
Modération
Le gouvernement à l’intention de revoir la rémunération globale des fonctionnaires fédéraux pour qu'elle corresponde davantage à celle offerte par d'autres employeurs des secteurs privé et public. Selon Mme Raynault, les salaires ne doivent pas diminuer, car si les gens ont moins d’argent, ils vont moins consommer. « Il faut continuer de stimuler notre économie », croit-elle. De plus l’administration Harper veut s’attaquer aux déplacements coûteux qu'engendrent les nombreuses rencontres de cadres et d'employés. Une des rares mesures saluées par la députée Brosseau. « Je suis d’accord avec ça, car on doit être responsable dans nos déplacements. La technologie nous permet de réduire les coûts des voyages », a souligné Mme Brosseau.
Dans les prochains jours, Mme Brosseau ira rencontrer les citoyens de sa circonscription pour connaître leur opinion sur le budget et pour en savoir un peu plus sur leurs préoccupations.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Mathieu Lebrun se porte candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Rousseau
Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé que Mathieu Lebrun sera candidat pour le Parti Québécois dans la circonscription de Rousseau. Médiateur-conciliateur chef du ministère du Travail depuis 2021, Mathieu Lebrun se lance en politique pour le Parti Québécois avec l’ambition de servir le Québec et les citoyens de ...
LIRE LA SUITE
Fréchette fait le point sur les droits de douane
Les ténors du gouvernement Fréchette et les principaux acteurs économiques du Québec sont réunis jeudi à Montréal pour faire le point sur les nouveaux droits de douane américains de 50 % qui pourraient entrer en vigueur la semaine prochaine. Au début de cette rencontre à huis clos, à laquelle les médias ont eu accès aux cinq premières ...
LIRE LA SUITE
Les nouveaux droits de douane pourraient créer des tensions entre les provinces
Des experts préviennent que l'imposition de nouveaux droits de douane américains pourrait semer la discorde entre les provinces canadiennes, permettant ainsi aux États-Unis d'exploiter les griefs régionaux pour imposer des concessions commerciales. Ces droits de douane, que le président Donald Trump menace d'imposer la semaine prochaine, ...
LIRE LA SUITE