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Pas de coupe sans l’accord des Atikamekws

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10 juillet 2012
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Par Guillaume Valois

Le gouvernement du Québec et le Groupe Crête croient qu’il est possible de trouver un compromis et d’exploiter les territoires de façon à contenter tous les acteurs. Cependant, rien ne sera fait sans l’accord des Atikamekws, soutient le ministère de Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).

Le président du Groupe Crête, Sébastien Crête, croit en ses chances de pouvoir exploiter le secteur de la petite rivière Cabasta même si, pour le moment, le groupe n’a aucun permis d’exploitation. M. Crête explique que le MRNF veille à s’assurer que les intérêts des parties soient protégés et respectés. « L’industrie forestière doit mettre un peu d’eau dans son vin parce qu’il y a des zones sensibles et la communauté autochtone doit le faire aussi parce que les opérations forestières, il faut les faire quelque part », argue M. Crête.

Les coupes de jardinage ont été mentionnées par M. Crête afin de désigner le type de coupe qui pourrait être pratiquée. « Il y a des zones sensibles, mais il y a des coupes particulières à réaliser afin de contenter tout le monde », soutient M. Crête. La coupe de jardinage est une récolte d'arbres choisis individuellement ou par petits groupes, en prenant soin de protéger ceux qui sont exempts de malformations et de maladies.

Pas de coupe sans autorisation du gouvernement

Le responsable de la table d’Harmonisation avec la Manawan du ministère des Ressources naturelles et de la faune, Laurier Hovington, estime qu’il y a deux dossiers litigieux qui resteront en suspend sans une entente avec la Manawan. Il s’agit du dossier de la petite rivière Cabasta et du lac Margaret. « Nous avons de bons échanges puisque nous sommes en relations continues avec le chef de bande et la Commission des ressources territoriales de Manawan », soutient M. Hovington.

Cet été, le ministère se rendra au lac Margaret pour y recenser les populations de Touladi, un poisson qui évolue dans le secteur. L’objectif est d’évaluer la fragilité du lac et de voir s’il est considéré comme un site faunique d’intérêt. Cette nomenclature permettrait des mesures de protection supplémentaires pour le territoire.

 

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