Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

«Progressifs, avec gradation»

Garde en milieu familial: syndiquées CSQ appelées à voter pour des moyens de pression

durée 09h00
3 septembre 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

À compter de ce mardi les responsables de service de garde en milieu familial syndiquées à la CSQ sont appelées à se prononcer sur un mandat de moyens de pression à exercer au moment opportun.

Il ne s'agit pas d'un mandat de grève illimitée, mais d'un mandat de moyens de pression «progressifs, avec gradation», qui pourra éventuellement aller jusqu'à des interruptions de services ciblées, a expliqué la présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance (FIPEQ), Valérie Grenon.

Les assemblées doivent se tenir du 3 au 30 septembre dans l'ensemble des 17 régions du Québec où la FIPEQ, affiliée à la CSQ, a des membres dans les services de garde en milieu familial.

La FIPEQ compte aussi des milliers de membres dans les CPE, mais ce sont cette fois ses membres dans les services de garde en milieu familial qui sont concernées par ces assemblées. Elle en compte environ 9000 dans les services de garde en milieu familial.

En entrevue, Mme Grenon explique que ses membres en sont venues là parce que la négociation avance peu, après plusieurs mois de pourparlers avec le ministère de la Famille et le Conseil du trésor.

Les ententes collectives avec ces responsables sont échues depuis mars 2023, soit en même temps que les conventions collectives du secteur public. La FIPEQ avait déposé ses demandes en septembre 2023, mais Québec n'a déposé ses offres qu'en avril 2024.

Les responsables de service de garde en milieu familial ne sont pas rémunérées à l'heure. Elles touchent une subvention de Québec, qui tient compte de leur rémunération, de l'alimentation des enfants, du logement, des jouets et du matériel nécessaire au service de garde.

Les négociations ont toujours cours cependant. Trois rencontres sont prévues au mois de septembre et des dates sont arrêtées jusqu'en décembre, a noté Mme Grenon.

Elle soutient que Québec n'a pas bonifié son offre depuis son dépôt du mois d'avril. Il n'offre toujours pas ce qu'il avait finalement offert aux syndiqués des secteurs public et parapublic pour parvenir à une entente avec eux.

«Il faut que ça bouge; il faut que ça s'améliore», lance la dirigeante syndicale.

Si ses membres votent en faveur du mandat de moyens de pression, elle espère ne pas avoir à l'utiliser et que la pression suffise à changer la donne, d'autant plus que Québec a un urgent besoin de places dans les services de garde.

Si le mandat était accordé, à l'échéance du 30 septembre, l'exercice de ces éventuels moyens de pression pourrait ne pas tarder. «Les membres sont très mobilisées. Ça va aller rapidement», prévient Mme Grenon.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 10 avril 2026

Francisation: le ministre Roberge assure que l'offre de cours s'est stabilisée

Après des fermetures de classes de francisation qui ont fait les manchettes, le ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, affirme que l'offre de cours s'est stabilisée. Une situation attribuable à l’augmentation des services dans l'ensemble des régions du Québec, mais également en raison de la baisse de l’immigration. «En date du 28 ...

Publié le 27 mars 2026

Une troisième installation pour le CPE des Amis des Prairies

La Ville de Notre-Dame-des-Prairies verra s'ouvrir au printemps 2027, une deuxième installation du CPE  des Amis des Prairies qui a procédé à la signature d'un bail emphytéotique pour un terrain.  Ce nouvel établissement sera situé à l’intersection des avenues des Cormiers et des Plaines et offrira 78 places du CPE des Amis des Prairies. « ...

Publié le 23 mars 2026

Il faut plus d'enquêtes sur les visas d'étudiants étrangers, affirme la VG

La vérificatrice générale Karen Hogan a prévenu que les contrôles d'intégrité du Programme des étudiants étrangers présentaient de graves lacunes. Un audit du programme publié lundi indique qu'environ 150 000 cas ont été signalés en 2023 et 2024, car les titulaires de visas d'étudiant n'auraient pas respecté les conditions de leur permis ...