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Pour un réinvestissement massif en éducation

Pour un réinvestissement massif en éducation
Photo: Courtoisie

Le regroupement des étudiantes et des étudiants du Cégep de Joliette (RÉÉCJL) dans Lanaudière a tenu une assemblée générale et y a adopté une position ferme contre les compressions budgétaires des cégeps et demande un réinvestissement en enseignement supérieur.    

En ajout à cela, le RÉÉCJL a organisé un mouvement solidaire "Je sauve mon Cégep" qui dénonçait les coupes budgétaires imposées aux cégeps de partout au Québec.    

À la veille du dépôt du budget provincial, Jason St-Amour, président de l’association étudiante est inquiet de l’importance qu’aura l’Éducation pour le gouvernement. « L’enseignement supérieur, notamment le milieu collégial, est une composante essentielle pour la vitalité d’une société active et un facteur de croissance économique important. Il va donc de soi quele gouvernement investisse massivement dans le savoir collectif que breprésentent les Cégeps.»

Rappelons que le manque à gagner des cégeps causé par les coupes budgétaires s’élève maintenant à plus de 155M$ depuis 5 ans. Plus précisément, au Cégep de Joliette, les compressions se font surtout ressentir sur les services d’aide et de soutien offerts aux collégiens. «Des ressources utiles et, pour certains, essentielles sont moins accessibles ou ont simplement disparu.    Il faut mettre tout en place pour que les étudiants puissent réussir et s’épanouir pleinement dans leur parcours scolaire », déplore Élyse Tremblay-Longchamps, vice-
présidente externe du RÉÉCJL. Il est important de mentionner que depuis le début de l’année 2015-2016, ce sont des heures d’ouverture de bibliothèque coupées, les services à la vie étudiante maintenant surchargés et de l’aide pédagogique individuelle manquante.    

La Fédération étudiante collégiale du Québec

Pour la FECQ, regroupement national dont le Cégep régional de Lanaudière à Joliette est membre, cette situation est loin d’être unique à la région.  « Nous savons depuis longtemps que les services sont affectés par les coupes. Aujourd’hui, nous sommes en mesure de dire que les services liés à l’enseignement sont également perturbés », déclare son président, Antoine Côté. «La FECQ constate également que les cégeps situés dans les régions qui sont en déclin démographique sont plus durement touchés par compressions. Il est grand temps de mettre un terme à cette situation.»

Devant ces constats et à l'aube du budget, la Fédération demande deux choses au gouvernement: un réinvestissement en enseignement supérieur et la création d'un programme de mobilité étudiante permettant aux cégeps en région de continuer à se développer.

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