Les jeux d’eau mènent-ils au gaspillage?
Selon les municipalités interrogées, les jeux d’eau sont devenus une attraction très populaire au sein des parcs.<@
JOLIETTE -
Les différents jeux d’eau installés dans les nombreuses municipalités du Québec mènent-ils au gaspillage de l’eau potable? Il semblerait que non, du moins pour les localités qui sont desservie par l’usine de traitement des eaux de Joliette, bien qu’aucun compteur ne soit présent dans ces installations.
:La popularité des jeux d’eau installés depuis quelques années dans les nombreux parcs de la région ne serait plus à faire en comparaison des anciennes pataugeoires. Toutefois, la consommation d’eau potable que nécessite leur opération peut soulever certaines questions.
Au sein des villes et municipalités interrogées, aucune n’a doté ces installations d’un compteur qui permettrait de connaître la consommation d’eau. La Ville de Joliette explique toutefois que, par temps de canicule, ces derniers peuvent fonctionner du matin au soir. Par temps plus frais ou pluvieux, ils ne sont pas utilisés. L’été 2014 n’aurait pas été parmi ceux ayant requis une quantité d’eau au-dessus de la normale.
Le directeur général de la municipalité de Saint-Paul, Richard Morasse, précise que l’installation d’un compteur aurait pu se faire lors de la construction du site de jeux, toutefois, cette option n’est pas nécessaire dans le secteur. Il précise que l’eau utilisée retourne à sa source première, soit la rivière L’Assomption. « La notion de consommation n’est pas la même alors que l’eau utilisée retourne là où elle a été puisée.»
Plus économique
Les secteurs interrogés dépendent tous de l’usine de traitement des eaux de Joliette. La Ville de Joliette explique qu’une installation de recyclage située à même le parc engendrerait des coûts exorbitants. On parle ici de bassins d’eau munis de système de filtration et de chloration en plus des coûts reliés à l’entretien.
Par ailleurs, les jeux d’eau demeureraient plus économiques que les anciennes pataugeoires, qui nécessitaient entretien et surveillance en plus de représenter un risque d’accident.
Le risque technologique
Il est possible toutefois de voir certaines de ces installations subir quelques problèmes techniques, ce qui peut mener à une consommation d’eau plus élevée. Surtout lorsque le senseur qui active le cycle des jeux d’eau est défectueux.
Lors de la fin de semaine du 9 et 10 août dernier, les plus récentes installations de ce type situées au parc Nicole-Mainville ont été victime d’un défaut de ce genre. Le déclencheur étant inopérant, les jeux se sont retrouvés en action constante. Un représentant de la ville devait se présenter sur place afin de procéder à l’extinction complète de l’installation le soir venu. Selon le directeur général, Carol Henri, c’est une situation qui était loin d’être surprenante. « Nous sommes encore en processus d’installation du parc », précise M. Henri, qui ajoute que la situation a été rapidement réglée et que l’économie de l’eau potable est une priorité pour la Ville de Notre-Dame-des-Prairies.
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