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Moins nombreux à distribuer des bonbons au pays

Les adultes québécois sont moins friands de l'Halloween que leurs enfants

Les adultes québécois sont moins friands de l'Halloween que leurs enfants
Photo: La Presse Canadienne, 2025
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Les enfants québécois seront parmi les plus nombreux à passer l’Halloween au Canada, mais leurs parents seront les moins nombreux à distribuer des friandises et dépenseront moins à cet effet que les autres Canadiens.

Les provinces atlantiques sont toutefois les championnes toutes catégories quand vient le temps de célébrer l’Halloween.

Un sondage Léger nous apprend en effet que ce sont les enfants des provinces atlantiques qui seront les plus nombreux à cogner aux portes dans l’espoir d’avoir des bonbons, dans une proportion de 93 %, suivis de ceux du Québec et de l’Alberta, à 85 %.

En dernière position à ce chapitre viennent ceux du Manitoba et de la Saskatchewan, dont seulement 69 % se livreront à ce rituel.

Personne pour distribuer les friandises

Et si 68 % des foyers des provinces atlantiques auront quelqu’un au poste pour distribuer des friandises, ce qui les place là aussi au premier rang, les foyers québécois seront les moins nombreux – et de loin – à en faire autant, à 28 %.

Les résidants du Québec (29 %) et ceux de la Saskatchewan et du Manitoba (28 %) sont aussi les moins nombreux à décorer leur résidence pour cette fête païenne et là aussi, ce sont les foyers des provinces atlantiques qui viennent au premier rang avec une proportion de 55 % qui seront décorés.

C’est aussi au Québec que les adultes sont les moins nombreux (26 %) à célébrer l’Halloween, soit en participant à un party costumé, un événement spécial ou une soirée de cinéma d’horreur, par exemple. Cette fois, l’Atlantique cède son podium à l’Ontario, où 35 % des adultes fêteront l’Halloween.

Quant aux dépenses en bonbons, les provinces atlantiques seront encore les plus généreuses, leurs citoyens s’attendant à dépenser en moyenne 49,14 $, alors que la dépense moyenne au Québec sera de 41,61 $, soit le plus faible montant. Les Québécois qui n’entendent pas dépenser un sou pour des friandises d’Halloween sont aussi les plus nombreux et de beaucoup à 46 %. Seulement 19 % des foyers des provinces atlantiques ne dépenseront rien.

Anges, fantômes et autres croyances

La firme de sondage s’est aussi intéressée aux croyances populaires pour découvrir que les Québécois sont les moins nombreux à croire aux anges (38 %) et que ce sont leurs voisins des provinces atlantiques qui sont les plus nombreux à y croire (55 %). Quand vient le temps de parler de fantômes et de phénomènes paranormaux, les Québécois qui y croient (34 %) se situent près de la moyenne canadienne (37 %), les Ontariens venant au premier rang (42 %) et les Manitobains et Saskatchewanais étant les plus sceptiques (27 %).

Les Québécois sont cependant les plus nombreux (40 %) à croire que «certaines personnes ont des pouvoirs spéciaux», tels que parler aux morts ou voir l’avenir des gens. À l’opposé, ils sont ceux qui croient le moins aux sorcières et très peu nombreux (moins de 5 %) à croire aux vampires, aux loups-garous et aux zombis.

Une tradition celte de 2000 ans

L'Halloween nous vient de la fête celtique de Samhain qui marquait la fin de l'été et des récoltes, dont l'origine remonte à plus de 2000 ans. Les Celtes, qui croyaient que les esprits revenaient sur Terre à ce moment, se protégeaient en allumant de grands feux et en se déguisant dans l'espoir de tromper les esprits.

Devant la persistance de cette fête païenne, l'Église catholique a cherché à lui faire concurrence en décrétant le 1er novembre jour de la Toussaint (ou jour de tous les saints) et la nuit du 31 octobre est ainsi devenue «la veille de la Toussaint», d'où l'expression anglaise «All Hallow's Eve», devenue Halloween avec le temps.

Cette tradition a été importée en Amérique du Nord par les immigrants irlandais et écossais au XIXe siècle.

Le sondage en ligne a été mené du 24 au 26 octobre auprès de 1537 répondants. Bien qu’il ne comporte pas de marge d’erreur en raison de la méthodologie, un échantillon probabiliste de la même ampleur aurait une marge d’erreur de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20.

Pierre Saint-Arnaud, La Presse Canadienne

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