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Mémoire collective

Pourquoi cet attachement émotionnel à la musique de Noël?

durée 09h00
23 décembre 2024
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Par La Presse Canadienne

Il ne suffit habituellement que de quelques notes ou de quelques paroles pour que nos émotions et nos souvenirs s'activent.

Pa-RAM-pam-pam-pam... et nous revoici autour de la table à jouer aux cartes avec nos grands-parents pendant le réveillon.

Minuit chrétien, c'est l'heure so-loo-n-eellle!... et on se revoit à l'église à attendre (impatiemment) que la cérémonie se termine pour (enfin) aller déballer les cadeaux empilés sous le sapin.

Ou bien ce sont les anges dans nos campagnes qu'on associe au son des beignes qui frétillent dans l'huile, ou encore le vieux monsieur qui s'avance avec une canne dans la main qui nous rappelle l'odeur de la pipe que papa fumait le matin du 25 décembre, ou même le petit papa Noël qui, lorsqu'il descend du Ciel, nous ramène à cette époque où la magie de Noël n'avait pas encore été souillée par le marketing et la consommation à outrance.

«C'est une musique qu'on n'a pas le reste de l'année, donc ça crée une certaine anticipation parce qu'enfin on va replonger dans une période qui nous rappelle de bons souvenirs», a expliqué la professeure Ariane Couture, qui est musicologue à l'École de musique de l'Université de Sherbrooke.

«C'est un phénomène d'attachement, une passation qui se fait vers les enfants par les parents, mais aussi par la famille, par l'école, par l'entourage... On entend (la musique), et on a hâte de se retrouver pour partager les uns avec les autres.»

La musique de Noël, poursuit-elle, prend habituellement une forme assez simple: une mélodie qu'on peut fredonner sans problème, quelques couplets, un refrain qu'on pourra chanter tous ensemble même si le reste des paroles nous échappe... tout ça lui confère un caractère «rassembleur» qui a un effet réconfortant.

«Les mélodies sont assez accrocheuses, les rythmes réguliers, les formes carrées, ce qui permet aux personnes, même si elles ne connaissent pas une chanson en particulier, d'attraper un bout du refrain, a dit la professeure Couture. Puis finalement, à force de répétition, eh bien de pouvoir chanter ensemble et d'avoir le bonheur de partager ces traditions-là avec les autres

Et une fois enracinées dans notre mémoire collective, ces chansons pourront être très difficiles à déloger, a dit la professeure Couture.

Les Anges dans nos campagnes, après tout, est un cantique de Noël français qui aurait été publié pour la première fois en 1842. Minuit, chrétiens! aurait été écrit un an plus tard et mis en musique en 1847. Vive le vent, ou Jingle Bells en anglais, aurait été composé en 1850.

La palme revient toutefois probablement à Mon beau sapin, la version française du chant allemand O Tannenbaum dont la première version connue date de... 1550.

«Ce sont des pièces qui vont résister à l'usure du temps parce qu'elles sont réécoutées chaque année, a expliqué la professeure Couture. Elles sont assez simples pour être transmises dans le contexte familial ou à l'école, donc on pourra les partager de génération en génération et les rechanter.»

Les gens qui reconnaissent certaines chansons auront tendance à vouloir les reproduire, a-t-elle complété, et ils seront «réfractaires» à en adopter de nouvelles «parce qu'ils ne les connaissent pas ou parce qu'elles n'ont pas ces mêmes qualités émotives de nous rattacher à notre enfance et à nos expériences heureuses».

«Il finit par y avoir une certaine saturation», a dit la professeure Couture.

Il importe aussi de noter que la musique de Noël est la seule qui soit associée à une période bien spécifique de l'année, puisqu'il n'y a pas de «musique d'Halloween» ou de «musique de Saint-Valentin» qui tourne en boucle à la radio ou dans les centres d'achat.

Même si certains prennent plaisir à en écouter 12 mois par année, pour la vaste majorité de la population la musique de Noël est donc synonyme de rassemblements familiaux, de décorations bien particulières et de menus uniques.

«Le fait qu'on soit en congé dans ce temps-là va nous amener à changer certaines de nos habitudes, a souligné la professeure Couture. Donc dans les chansons, on va célébrer le réveillon, par exemple, puis finalement on va avoir des chansons qui vont être liées à la température, donc le fait qu'on passe à une période où il va avoir un couvert de neige. Les arbres ont perdu leurs feuilles, mais le sapin, lui, au contraire illumine tout

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

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