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20 août 2013 - 15:28

En 10 Questions Avec Patrick Sénécal

Par Mathieu Ferland

JOLIETTE - 

Reconnu comme l’un des auteurs les plus populaires des dernières années au Québec, Patrick Sénécal vient tout juste de lancer le tome 3 de sa série de roman Malphas. Intitulé « Ce qui se passe dans la cave, reste dans la cave », le plus récent roman de l’auteur saura passionner, une fois de plus, ses très nombreux lecteurs.

1 En quelques mots, décrivez-nous la série Malphas

C’est une série complètement déjantée. C’est de l’horreur, c’est du fantastique, mais qui ne se prend pas au sérieux. Ça se passe dans une communauté où tous les gens sont anormaux, dans un cégep où tout le monde est bizarre et où les profs sont fous à lier.

2 Pourquoi le changement de style?

C’est un changement et ce n’en est pas. J’avais envie de me prouver, comme écrivain, que j’étais capable d’ailler ailleurs. L’humour est quelque chose qui fait partie de la vie et je n’étais jamais allé dans cette direction. Les gens qui vont lire la série Malphas vont reconnaître mon style, mais avec une touche d’humour non familial ajouté à tout cela.

3 : Qu’est-ce qui est le plus difficile à écrire, le style satyrique ou le style plus sombre?

Je n’ai pas senti qu’un style ait été plus ardu à écrire qu’un autre. Au moment de la rédaction de Malphas, je me suis rendu compte que j’avais tendance à revenir à mon style tout en suspense avec beaucoup de sérieux. À ce moment je me disais que je me retrouvais dans un univers plus déjanté et humoristique.

4 Quel est votre plus grand défi au moment de la rédaction?

C’est le risque de retomber dans ses pantoufles et de raconter encore les mêmes trucs en usant des mêmes artifices. Comment étonner les lecteurs qui ont lus tellement d’affaires « flyées » sous ma plume sans tomber dans la surenchère.

5 De quel roman êtes-vous le plus fier?

Le Vide. C’est un roman qui était très ambitieux pour moi et très complexe à écrire, autant pour sa forme que pour le fait qu’à un certain moment, je croyais que je n’y arriverais pas.

6 Qui est votre personnage favori?

C’est certain que le personnage de Michelle Beaulieu est très intéressant, si je la fais revenir sans cesse c’est qu’elle doit me fasciner, mais j’avoue avoir beaucoup de plaisir avec un des personnages de ma série Malphas, qui est celui de Simon Gracq, c’est la première fois que j’aurais le goût de rencontrer un de personnages.

7 Quelle a été la meilleure adaptation d’un de vos romans jusqu’à présent?

J’aimerais vraiment, un jour, voir Aliss au cinéma. Il y a eu un projet qui est tombé à l’eau à un certain point. C’est un projet qui fait peur aux producteurs et qui serait tout un défi pour les écrans du Québec. C’est le genre de films qu’il faudrait faire de manière plus « underground ».

8 Avez-vous des modèles?

J’en ai eu au départ, c’est certain que Stephen King, Lovecraft ont été des inspirations, mais aujourd’hui je ne peux plus dire ça, même si c’est le cas. Quand j’écris un roman, je ne me dis jamais « tien, je vais faire comme Stephen King ».

9 Considérez-vous avoir une marque de commerce?

Ce n’est pas vraiment à moi de dire ça. Quand les gens me disent « quand on lit un livre de Patrick Sénécal, on reconnait tout de suite son style », moi ça me flatte beaucoup et c’est cela avoir sa marque de commerce, mais quand j’écris, je n’y pense pas.

10 Quels sont vos prochains projets?

Malphas 4 devrait sortir en août 2014, il y a des projets de films, mais ce sont des projets. Le plus avancé est celui de mon livre pour enfant Sept comme Setteur. Un projet sur Le Vide, sur Hell.com sont tous en développement pour l’instant.

 

 

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