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Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers de Crabtree–CSN (STTPPC–CSN)

Les syndiqués de Kruger à Crabtree adoptent à 84 % leur nouveau contrat de travail

Les syndiqués de Kruger à Crabtree adoptent à 84 % leur nouveau contrat de travail
Photo: La Presse Canadienne, 2024
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La grève générale illimitée ayant paralysé les opérations de l'usine Kruger de Crabtree pendant un peu plus d'un mois vient de prendre fin. Les syndiqués ont en effet appuyé massivement l'entente de principe intervenue le 2 juillet entre leurs représentants et l'employeur.

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers de Crabtree–CSN (STTPPC–CSN), qui étaient en grève depuis le 31 mai dernier, ont cautionné à 84 % le nouveau contrat de travail, a indiqué le syndicat par communiqué.

Les activités de l'usine reprendront graduellement à compter de vendredi dans l'optique de fonctionner à plein régime dès lundi.

Parmi les modalités de l'entente, notons des gains monétaires. Le nouveau contrat de travail prévoit une hausse salariale rétroactive au 1er mai 2023 et une majoration subséquente des salaires de 26,5 % à 30 % d’ici avril 2027. Il prévoit aussi une augmentation du taux horaire pour certains types d'emploi allant de 0,50$ à 2$ ainsi que des primes bonifiées.

L'employeur s'est aussi engagé à mieux encadrer la sous-traitance et à améliorer le régime d'assurance collective offert aux employés, de même qu'à pérenniser le régime de retraite à prestations déterminées. Cela nécessitera des investissements de plusieurs millions de dollars de la part de l'entreprise, souligne le communiqué.

Le tout fait dire au syndicat qu'il a obtenu une victoire étincelante au terme de 160 jours de négociations étalés sur plus de dix mois, que le président du syndicat, Éric Sourdif, qualifie de «long et épuisant marathon».

«À un certain moment au cours du processus, on a compris que la direction nous poussait vers un conflit de travail. Elle sous-estimait depuis le début notre capacité collective à se battre pour se faire respecter. (...) Des conflits de travail laissent toujours des séquelles et provoquent de la souffrance. Mais nous sortons de cette aventure la tête haute», a-t-il indiqué.

«Dans les faits, chaque fois que nous avons intégré des pratiques, cela représentait un frein à la gestion arbitraire de l’employeur. En ce sens, on a atteint nos objectifs et réalisé des gains magistraux dans cette négo», a ajouté l'officier syndical.

Selon le syndicat, «c'est l’arrivée des représentants de la corporation de Toronto» qui a permis de se sortir d'une impasse et d'en arriver à un règlement.

La convention collective précédente était échue depuis le 30 avril 2023.

La Presse Canadienne a tenté d'obtenir des commentaires de la part de Kruger.

Marie-Ève Martel, La Presse Canadienne

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