Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Le syndicat espère une reprise des discussions

Presque neuf mois de lock-out à la cimenterie de Joliette

durée 17h00
15 février 2022
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Le syndicat espère une reprise des discussions bientôt avec le médiateur, après presque neuf mois de lock−out à la cimenterie de Joliette qui appartient au Groupe CRH Canada.

La section locale du syndicat Unifor, affilié à la FTQ, qui y représente environ 130 travailleurs, affirme que la direction a formulé plusieurs demandes de concessions et qu’elle veut faire davantage appel à la sous−traitance. 

«L’employeur voulait réduire sa production de quatre fours à deux fours. On était 150 employés et ils nous ont annoncé, en novembre dernier, qu’ils allaient opérer avec 60 employés et le reste en sous−traitance», a relaté en entrevue mardi le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné.

Le syndicat affirme que lui voulait seulement maintenir ses emplois, ses acquis.

«L’entreprise tente d’obtenir des concessions. Ils ont adressé 417 demandes, au départ. Et nous: zéro. Tout ce qu’on voulait et tout ce qu’on recherche depuis des mois, c’est que l’employeur utilise, chaque fois que c’est possible, ses employés qui sont sur une liste de rappel», a relaté M. Gagné.

Mais la direction veut avoir plus de flexibilité, recourir à la sous−traitance, dans le but de réduire ses coûts, rapporte−t−il, en ajoutant qu’il doute que cela atteigne le but visé.

Le directeur québécois d’Unifor rapporte que les relations de travail y sont difficiles. Le conflit s’est d’ailleurs retrouvé devant le Tribunal administratif du travail, après qu’Unifor eut allégué le recours à des travailleurs de remplacement pendant le lock−out. Il a eu gain de cause en partie, mais l’employeur a demandé une révision de la décision. Ce dossier n’est donc pas clos.

 En janvier dernier, les offres finales de l’employeur avaient été rejetées à 100 % par les employés d’usine et de bureau, souligne M. Gagné.

Depuis, le syndicat a fait une proposition, que le médiateur a entre les mains. Il espère que celui−ci saura ramener les parties à la table. 

Joint par courriel, le Groupe CRH n’avait pas répondu à l’invitation à faire connaître ses commentaires sur le conflit de travail et à l’invitation de confirmer ou d’infirmer les dires du syndicat, au moment d’écrire ces lignes.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Une action collective est autorisée contre Uber concernant les frais d'annulation

La Cour supérieure du Québec a autorisé le lancement d'une action collective contre Uber concernant ses frais d'annulation. Les avocats de la plaignante principale, Valérie Ohayon, affirment que l'entreprise enfreint la Loi sur la protection du consommateur du Québec en n'indiquant pas explicitement dans ses conditions d'utilisation qu'une somme ...

Publié hier à 9h00

Entente de principe pour les avocats et notaires de l'État québécois

Les avocats et notaires à l'emploi du gouvernement du Québec annoncent, jeudi, avoir conclu une entente avec celui-ci concernant le renouvellement de leur convention collective. Le syndicat professionnel, connu sous l'acronyme LANEQ, pour Les Avocats et notaires de l'État québécois, représente 1200 avocats et notaires qui travaillent dans une ...

Publié le 25 mars 2026

Le Canada perd plus de contrôleurs aériens qu'il n'en recrute, selon un expert

Un expert en aviation affirme que le Canada perd plus de contrôleurs aériens à cause des départs à la retraite qu'il n'en recrute, malgré les efforts déployés pour intensifier le recrutement. John Gradek, chargé de cours au programme de gestion de l'aviation de l'Université McGill, a déclaré que le Canada manque d'environ 1500 contrôleurs aériens ...