Nous joindre
Publicité

Le syndicat espère une reprise des discussions

Presque neuf mois de lock-out à la cimenterie de Joliette

Presque neuf mois de lock-out à la cimenterie de Joliette
Photo: Page Facebook | Syndicat des Métallos

Le syndicat espère une reprise des discussions bientôt avec le médiateur, après presque neuf mois de lock−out à la cimenterie de Joliette qui appartient au Groupe CRH Canada.

La section locale du syndicat Unifor, affilié à la FTQ, qui y représente environ 130 travailleurs, affirme que la direction a formulé plusieurs demandes de concessions et qu’elle veut faire davantage appel à la sous−traitance. 

«L’employeur voulait réduire sa production de quatre fours à deux fours. On était 150 employés et ils nous ont annoncé, en novembre dernier, qu’ils allaient opérer avec 60 employés et le reste en sous−traitance», a relaté en entrevue mardi le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné.

Le syndicat affirme que lui voulait seulement maintenir ses emplois, ses acquis.

«L’entreprise tente d’obtenir des concessions. Ils ont adressé 417 demandes, au départ. Et nous: zéro. Tout ce qu’on voulait et tout ce qu’on recherche depuis des mois, c’est que l’employeur utilise, chaque fois que c’est possible, ses employés qui sont sur une liste de rappel», a relaté M. Gagné.

Mais la direction veut avoir plus de flexibilité, recourir à la sous−traitance, dans le but de réduire ses coûts, rapporte−t−il, en ajoutant qu’il doute que cela atteigne le but visé.

Le directeur québécois d’Unifor rapporte que les relations de travail y sont difficiles. Le conflit s’est d’ailleurs retrouvé devant le Tribunal administratif du travail, après qu’Unifor eut allégué le recours à des travailleurs de remplacement pendant le lock−out. Il a eu gain de cause en partie, mais l’employeur a demandé une révision de la décision. Ce dossier n’est donc pas clos.

 En janvier dernier, les offres finales de l’employeur avaient été rejetées à 100 % par les employés d’usine et de bureau, souligne M. Gagné.

Depuis, le syndicat a fait une proposition, que le médiateur a entre les mains. Il espère que celui−ci saura ramener les parties à la table. 

Joint par courriel, le Groupe CRH n’avait pas répondu à l’invitation à faire connaître ses commentaires sur le conflit de travail et à l’invitation de confirmer ou d’infirmer les dires du syndicat, au moment d’écrire ces lignes.

Lia Lévesque, La Presse Canadienne

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS

La Banque du Canada s'inquiète des risques liés au crédit privé
AffairesPublié hier à 15h00

La Banque du Canada s'inquiète des risques liés au crédit privé

La Banque du Canada surveille de près l’essor d’un modèle de crédit alternatif qui expose les investisseurs et les banques canadiennes à un volume de prêts s’élevant à 500 milliards $, dont la plupart échappent à la vue du grand public. La préoccupation porte sur le crédit privé, qui ne fait pas l’objet d’une définition ...

LIRE LA SUITE
Publicité
Certains Canadiens continueront de boycotter l'alcool américain
AffairesPublié le 21 août 2026

Certains Canadiens continueront de boycotter l'alcool américain

L'interdiction des alcools américains est devenue un point d'achoppement majeur dans les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, mais certains consommateurs ontariens affirment qu'ils ne se tourneront pas vers le vin californien ni vers le bourbon du Kentucky, même si ces produits réapparaissent dans les rayons des ...

LIRE LA SUITE
Publicité

Contacter La Presse Canadienne