Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Négociations syndicales

Les employés de la cimenterie Ash Grove en lock-out depuis samedi

durée 10h54
25 mai 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Benjamin Richer
email
Par Benjamin Richer, Journaliste

La cimenterie Ash Grove de Joliette a mis en lock-out ses salariés samedi dernier, et ce sans avertissement. Daniel St-Pierre, représentant syndical d’Unifor, déplore la situation.

« Il s'agit d'un lock-out illégal puisque le droit de déclencher un conflit n'est pas acquis. C'est à l'expiration de la convention collective, soit samedi prochain, qu'un conflit de travail pourra être légalement déclenché », a indiqué M. St-Pierre dans un communiqué ce lundi.

Selon ce dernier, il s’agit d’une mauvaise idée considérant que les négociations devaient avoir lieu cette semaine. « C'est un mauvais message à envoyer à un moment aussi déterminant », ajoute-t-il.

L'employeur répond que des actes de vandalisme et de sabotage sont à l'origine de son geste. Pourtant du côté syndical, les représentants n'ont aucune connaissance de tels agissements et en aucun cas ils ne cautionneraient des actes illégaux. « Toute cette escalade ne vise qu'à intimider les travailleurs et travailleuses, mais ça ne fonctionnera pas », avertit le représentant syndical.

Des négociations difficiles

Cela fait des mois maintenant que les négociations ont lieu dans un contexte difficile étant donné que l'employeur a annoncé en novembre 2020 vouloir fermer deux de ses quatre fours au motif de faible rendement financier.

Sur un total de 154 syndiqués affectés à la production et dans les bureaux que compte l'usine, une centaine d'entre eux perdraient leur emploi à la fermeture des deux fours.

Le Tribunal administratif du travail a tranché le 19 mai dernier en faveur du syndicat Unifor qui avait déposé une demande d'ordonnance de sauvegarde expliquant que l'employeur s'adonnait à des actes d'entrave et d'ingérence dans les affaires syndicales lors de la négociation.

De nombreux points restent encore litigieux dans les négociations comme les droits de rappel et les mécanismes entourant l'indemnité de licenciement, le nombre de personnes pour opérer dans la production et les bureaux alors que l'employeur veut sous-traiter de nombreux emplois faisant partie de l'accréditation et l'organisation du travail (description de tâches, prise de vacances, horaire, etc.).

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

La guerre au Moyen-Orient pourrait faire grimper les prix au Canada

Des analystes préviennent que le conflit au Moyen-Orient pourrait faire grimper les coûts dans les chaînes d'approvisionnement canadiennes et aggraver les pressions sur les prix dans les épiceries au cours des prochaines semaines. Les prix mondiaux du pétrole ont fortement augmenté ces derniers jours, les attaques israéliennes et américaines ...

Publié hier à 15h00

Construction: 8200 femmes dans l'industrie; une légère hausse

Bien que les progrès soient lents, la proportion de femmes dans l'industrie de la construction au Québec a atteint 4,1 % en 2025, soit 8200 femmes. Il s'agit d'une légère augmentation par rapport aux 7885, l'année précédente, alors qu'elles représentaient 3,98 % de l'ensemble, indique la Commission de la construction du Québec, à l'occasion de la ...

Publié le 5 mars 2026

Le parcours économique des femmes jalonné de «pénalités financières»

Une femme qui donne naissance à son premier enfant peut prendre environ dix ans avant de rattraper son salaire d'avant sa grossesse. Ce constat est mis en lumière dans un graphique présentant la «trajectoire économique des femmes». Il illustre l'évolution financière des Québécoises, ou les «pénalités financières» qu'elles peuvent subir, au cours ...