Le taux d'occupation pourra atteindre un maximum de 25 % par entreprise
Retour progressif des employés du secteur privé dans les édifices à bureaux à partir de samedi
Dès ce samedi, les employeurs privés, dont le personnel travaillait à domicile, pourront autoriser un retour de leurs effectifs dans les édifices à bureaux avec un taux d'occupation pouvant atteindre un maximum de 25 % par entreprise.
C’est ce qu’a annoncé aujourd’hui le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale et responsable de la région de la Mauricie Jean Boulet, ajoutant que ce 25% est un maximum, et non pas un objectif à atteindre.
M. Boulet a toutefois souligné que le télétravail est toujours une mesure fortement encouragée pour les activités qui peuvent se poursuivre à distance.
Mesures préconisées
Le ministre a précisé que les entreprises qui souhaitent un retour des effectifs sur le lieu de travail devront cependant mettre en place les mesures sanitaires préconisées, dont le respect de la distanciation sociale de 2 mètres entre les individus afin de protéger la santé des employés et de la population.
Le port du couvre-visage sera aussi obligatoire dans toutes les aires communes comme les halls d'entrée, les ascenseurs et les corridors, puisque la distanciation physique de deux mètres n'y est pas possible.
Différentes mesures usuelles devront également être en place pour assurer un retour sécuritaire pour le personnel, notamment lors de la fréquentation d'espaces communs.
Taux d’occupation
Rappelons que taux d'occupation se définit comme le nombre d'individus d'une entreprise présents à un moment donné dans un édifice par rapport à la capacité totale d'occupation de l'entreprise dans l'édifice en question.
Des exceptions au taux d'occupation plafond de 25 % pourraient s'appliquer afin de ne pas causer de bris de service impliquant des travailleurs dont la présence est essentielle, ou encore dans le cas d'immeubles dont l'application des règles sanitaires pourrait permettre un taux d'occupation sécuritaire plus élevé.
Québec a fait savoir que le taux d'occupation de 25 % pourrait aussi être augmenté graduellement au cours des prochains mois selon l'évolution de la situation de la pandémie.
« Depuis le 24 mars dernier, la quasi-totalité du personnel des entreprises de services poursuit leurs activités par télétravail dans le cadre des efforts pour contrôler la pandémie liée à la COVID-19, a déclaré Jean Boulet. Bien qu'il ait été démontré que la majorité est fonctionnelle en télétravail, nous savons que plusieurs services nécessitent un contact direct avec la clientèle, ce qui est incontournable, dans certains cas pour maintenir la vitalité économique de certains secteurs. Nous comptons donc sur la collaboration des employeurs pour favoriser un retour sécuritaire pour tous. »
Pour les employés qui effectueraient un retour au travail, le ministre du Travail a suggéré de privilégier ceux qui doivent offrir un service direct à la clientèle ainsi que ceux qui ne disposent pas des conditions organisationnelles ou familiales favorables au télétravail.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Difficile de retenir les jeunes infirmières au sein de la profession
La rétention des jeunes infirmières au pays demeure difficile, même si la situation s'améliore dans certaines provinces. Pour 100 infirmières de moins de 35 ans qui se sont inscrites pour exercer la profession au Canada, 34 n’ont pas renouvelé leur inscription, révèle une note de l'Institut économique de Montréal (IEDM) publiée jeudi. ...
LIRE LA SUITE
Les mesures économiques du Canada exercent une pression sur la main-d’œuvre
Deux députés libéraux chargés de soutenir les programmes d’Ottawa en matière d’emploi et d’industrie affirment que le plan du Canada visant à accélérer la mise en œuvre de grands projets exerce une pression croissante sur une main-d’œuvre qui peine déjà à répondre à la demande. Leslie Church, secrétaire parlementaire de la ...
LIRE LA SUITE
Français: les entreprises de compétence fédérale débourseraient 81,9 millions $
La loi sur l’usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale (LUFEP) devrait coûter aux entreprises 81,9 millions $ sur cinq ans, soit beaucoup moins que ce qui était prévu au départ. Le bureau de la directrice parlementaire du budget (BDPB) a déposé mardi des estimations actualisées des coûts d’une loi ...
LIRE LA SUITE