Pour Serge Ducharme, la passion pour le service à la clientèle et la vente, ça se cultive avec le temps
Serge Ducharme en compagnie de sa fille Julie Ducharme
Se destinant à une carrière au sein de l’appareil gouvernemental, le propriétaire de meuble S.J. Dion, Serge Ducharme raconte avoir cultivé son intérêt et son ardeur pour la vente au détail au fil de ses 34 ans d’expérience.
Ayant une formation universitaire plus axée sur l’administratif et la finance, Serge Ducharme ne se destinait pas à faire 34 ans de carrière dans le commerce. «Je ne suis pas ce que l’on pourrait appeler un naturel du commerce de détail.» Cependant, il avoue être passionné et motivé par son travail, sinon, il aurait lancé la serviette depuis longtemps.
C’est son beau-père, Roger Dion qui avait lancé le commerce dans les années soixante sous l’appellation de Meuble Roger Dion. C’est en œuvrant pour le commerce de M. Dion à temps partiel que M. Ducharme a cultivé sont intérêt pour la vente. Voyant ses aspirations changées, M. Forest a profité du départ de quelques employés pour abandonner son travail de fonctionnaire et se joindre à l’équipe de Roger Dion de façon permanente. « M. Dion a exprimé le souhait de pouvoir bénéficier de mon expertise en comptabilité. Par contre, n’étant pas un vendeur dans l’âme j’ai dû développer ce talent au fil de mes expériences», raconte M. Ducharme. Par la suite, ce dernier estime n’avoir eu que du plaisir dans ses nouvelles activités. «Le désir d’apprendre et le challenge de la vente, de bien présenter un produit me motivait», dit M. Ducharme.
Sept ans plus tard, Roger Dion propose à M. Ducharme et à sa conjointe Jacinthe Dion de récupérer l’entreprise. « Il nous a annoncé en 1985, qu’il était prêt à prendre sa retraite en nous disant que si nous avions de l’intérêt pour le commerce, de l’acheter», soutient M. Ducharme. Son épouse qui travaillait au sein de l’entreprise depuis les années 70 avait, au dire de M. Ducharme, la vente dans le sang, ce qui ne faisait aucun doute sur son intention d’acheter l’entreprise du paternel. M. Ducharme raconte que M. Dion a remis les clefs et que par principe et confiance envers sa fille et son gendre, n’a plus jamais interféré dans les affaires couvrantes de l’entreprise. « Il nous a dit que nous allions apprendre de nos erreurs et que nous allions progresser dans ça.»
Une évolution marquée de haut et de bas
La fille de M. Forest c’est jointe à l’entreprise il y a deux ans. Dès son arrivé au sein de l’entreprise, M. Ducharme a tenu a lui souligné qu’il est possible d’être toujours aussi captivé et enthousiasmé par son travail même après plusieurs années.
Expliquant que travailler dans le commerce amène à œuvrer dans des périodes cycliques ponctuées de hauts et de bas, M. Ducharme précise qu’il a vécu quantité de moments mémorables au sein de son entreprise. Les quatre étapes d’investissement majeur dans le commerce afin de complètement changer l’image de cette dernière constituent des moments importants pour M. Ducharme. «Mon travail demeure encore aujourd’hui une formidable aventure valorisante et enrichissante», conclut M. Ducharme.
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