À l’occasion du dépôt de leur bilan annuel 2025-2026, les directrices et directeurs de la protection de la jeunesse et les directrices et directeurs provinciaux (DPJ-DP) du Québec lancent un appel à la réflexion collective : faisons- nous réellement des enfants une priorité dans nos choix de société?
Chaque jour, les DPJ-DP interviennent auprès d’enfants et de familles en situation de grande vulnérabilité. Au cours des dernières années, les DPJ-DP constatent une complexification des situations et une augmentation importante des besoins, tant chez les jeunes que pour leur famille, et ce, dans un contexte social en profonde transformation.
Des données récentes témoignent de la fragilité de la santé mentale des jeunes. D’ailleurs, plus de la moitié des élèves présentent des signes d’anxiété sociale, une réalité qui influence leur bien-être et leur développement, mais aussi leur réussite scolaire.
Des réseaux sous pression
Parallèlement, le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que celui de l’éducation doivent composer avec d’importants défis de capacité et d’adaptation. En effet, des prises en charge tardives amènent une détérioration des situations, nécessitant ultimement des interventions beaucoup plus complexes.
Faire des enfants un véritable choix de société
C’est dans ce contexte que des choix difficiles s’imposent. Faire des enfants une priorité implique de revenir à l’essentiel :
- Investir dans la réponse aux besoins de base comme l’alimentation, le logement et un revenu adéquat;
- Consolider les services existants;
- Renforcer les interventions préventives et soutenir les milieux de vie des enfants (école, CPE etc.).
La stratégie nationale pour la protection de l’enfance, Grandir en confiance, propose entre autres des orientations qui vont en ce sens et interpelle la population afin que la protection des enfants soit une responsabilité collective.
Les DPJ-DP rappellent que chaque décision compte. Qu’il soit question d’éducation, de santé, d’économie, de logement ou de politiques sociales, le bien-être des enfants doit demeurer une considération centrale.
Statistiques régionales 2025-2026
Au cours de la dernière année, 11 818 signalements ont été traités sur le territoire de Lanaudière. Il s’agit d’une légère diminution par rapport à l’année précédente, où 11 909 signalements avaient été traitée.
Parmi les signalements retenus (3 163), les principales situations concernaient la négligence ou les risques de négligence (29,5 %), les abus physiques ou les risques sérieux d’abus physiques (25 %), ainsi que l’exposition à la violence conjugale (14,5 %).
En 2025-2026, 57,8 % des enfants suivis par la DPJ vivaient dans leur milieu familial, tandis que 18,1 % étaient hébergés dans une ressource de type familial.
Au total, 891 adolescents contrevenants ont reçu les services de la DPJ au regard de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), comparativement à 800 l’an dernier.
Statistiques provinciales 2025-2026
- 144 321 signalements traités pour 107 273 enfants au Québec, soit 6,4 % des enfants âgés de 0 à 17 ans au Québec. Il s’agit d’une hausse de 1,4 % des signalements par rapport à l’an dernier.
- De ces 144 321 signalements, moins du tiers ont été retenus pour une évaluation approfondie par les DPJ (27,5 %), ce qui concerne 34 324 enfants.
-52,1 % des enfants pris en charge par le DPJ sont demeurés dans leur milieu
familial. À cela s’ajoutent les enfants confiés à des tiers (18,3 %).
- 10 507 adolescents ont reçu des services dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA), ce qui représente une augmentation de 4,1 % par rapport à l’an dernier.
Pour consulter les bilans 2026, visitez le site Web du CISSS de Lanaudière dans la section Documentation/Rapports.