Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Racisme systémique

La préposée qui avait été désobligeante avec Joyce Echaquan devra être réintégrée

durée 18h00
23 août 2023
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Un tribunal d'arbitrage de grief a ordonné la réintégration de la préposée aux bénéficiaires de l'hôpital de Joliette qui avait été congédiée pour avoir tenu «des propos irrespectueux et empreints de préjugés» à l’endroit de Joyce Echaquan. 

L'arbitre Serge Brault affirme que même si Myriam Leblanc a tenu des propos inappropriés à l'égard de la femme attikamekw, la préposée n'est pas responsable de l'essentiel des mauvais traitements que cette femme a subis avant son décès à l'hôpital de Joliette, dans Lanaudière. Il ordonne plutôt une suspension sans solde de six mois.

Mme Echaquan, une Atikamekw de 37 ans, mère de sept enfants, avait filmé avec son téléphone, et diffusé sur Facebook, les commentaires désobligeants d'une infirmière et d'une préposée, le 28 septembre 2020. Les deux salariées avaient été congédiées dans les jours suivants.

L'arbitre Brault a écrit dans une décision rendue le 16 août que la préposée Leblanc méritait une sanction sévère pour les propos qu'elle a tenus ce jour-là, notamment en disant à Mme Echaquan qu'elle avait fait «des mauvais choix» dans sa vie.

Me Brault souligne toutefois que les manquements de Mme Leblanc «ne présentent aucune mesure de gravité comparable (...) avec les propos et le comportement insultants, vulgaires, racistes et grossiers de l’infirmière», qui a été congédiée.

L'arbitre des griefs souligne par ailleurs que la préposée n'avait pas la formation requise et qu'il était possible d'interpréter ses commentaires malheureux comme des tentatives, mal exécutées, pour rassurer ou motiver la patiente.

Me Brault ordonne donc que le Centre intégré de santé et de services sociaux de Lanaudière réintègre la préposée dans son emploi et lui rende un arriéré de salaire, en soustrayant une suspension sans solde de six mois en guise de pénalité pour son comportement le jour du décès de Mme Echaquan.

«La conduite inqualifiable de l’infirmière congédiée à cette occasion l’a certes déshonorée ainsi que sa profession et au premier chef, nui à la réputation de l’établissement, conclut l'arbitre. La preuve prépondérante démontre toutefois que les manquements [de la préposée] ce jour-là n’en avaient ni le caractère, ni la profondeur, ni la même gravité; surtout, que ses manquements ne revêtaient pas le caractère irréparable des fautes de l’autre; d’où ma conclusion.» 

L'arbitre ordonne par ailleurs à l’employeur de s’assurer que la préposée reçoive d'ici deux mois la formation dispensée aux salariés appelés à desservir des personnes en situation de sevrage et également «toute formation donnée au personnel de l’établissement depuis 2020 en vue d’assurer la qualité et l’adéquation des soins dispensés aux personnes des Premières Nations».

La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 11h00

L'IRCM éclaircit le développement des yeux et du cerveau

Un mécanisme identifié par une équipe de l'Institut de recherches cliniques de Montréal explique comment le cerveau humain atteint sa taille optimale et pourquoi les yeux des souris sont plus petits que les yeux humains, une découverte qui permet de mieux comprendre l'évolution du système nerveux. Cela pourrait un jour mener à une meilleure ...

Publié hier à 9h00

Le réseau de la santé et l'AQPS lancent un outil numérique en prévention du suicide

Le réseau de la santé et le communautaire s'allient en matière de prévention du suicide et lancent un nouvel outil numérique qui vise à prévenir la détresse psychologique par les autosoins. Il s'agit d'un projet commun de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) et du Centre provincial d’expertise en technologie de l’information ...

Publié le 4 février 2026

Le Syndicat des professionnels dénonce 115 autres abolitions de postes à la CNESST

D’autres abolitions de postes ont été annoncées à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour l’année 2026-2027. Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec évoque l’équivalent de 115 abolitions de postes supplémentaires annoncées pour l’année à venir, après la vague précédente de 250 ...